Immobilier à Bordeaux : les prix quartier par quartier

Le quartier abrite les fleurons architecturaux du XVIIIe siècle bordelais. Il bénéficie de toutes les commodités que peut proposer un cœur d’agglomération. Selon l’agence Nicolas Lanteri Immobilier, implantée sur les allées de Tourny, le marché reste dynamique dans ce secteur malgré la faiblesse de l’offre et le niveau des prix. Il est alimenté par des accédants qui paient pratiquement comptant. Cours de Gourgue, un appartement de 31 m² situé au quatrième étage d’un immeuble en pierre s’est négocié 190 000 euros, à rafraîchir. Et du côté de la rue Abbé-de-l’Épée, un appartement de 80 m², au troisième étage avec ascenseur, est parti à 450 000 euros.

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Le quartier abrite les fleurons architecturaux du XVIIIe siècle bordelais. Il bénéficie de toutes les commodités que peut proposer un cœur d’agglomération. Selon l’agence Nicolas Lanteri Immobilier, implantée sur les allées de Tourny, le marché reste dynamique dans ce secteur malgré la faiblesse de l’offre et le niveau des prix. Il est alimenté par des accédants qui paient pratiquement comptant. Cours de Gourgue, un appartement de 31 m² situé au quatrième étage d’un immeuble en pierre s’est négocié 190 000 euros, à rafraîchir. Et du côté de la rue Abbé-de-l’Épée, un appartement de 80 m², au troisième étage avec ascenseur, est parti à 450 000 euros.

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L’immobilier en Gironde ne connaît pas la crise. Si à Bordeaux les prix ont, par endroits, tendance à se tasser, d’autres villes moyennes, au contraire, connaissent une embellie inédite. Des villas du bassin d’Arcachon, aux banlieues de Libourne et de Langon, retrouvez notre dossier complet

Fondaudège-Jardin public-Saint-Seurin. Prix moyen au m² : 5 671 €

Véritable « poumon vert » de Bordeaux, le secteur héberge un bâti de grande qualité. « Après l’épisode du confinement, les logements dépourvus d’espaces extérieurs se vendent moins facilement que ceux agrémentés de jardinets ou de terrasses », observe Soufian Gaaloul (AJP Immobilier Saint-Seurin). « Ici, les accédants disposent généralement d’un budget compris entre 600 000 et 850 000 €. » L’agence a ainsi vendu récemment une maison de 88 m² avec cachet pour 650 000 euros dans la rue du Palais-Gallien. Malgré le prix, le bien est parti en trois jours ! Côté Croix-Blanche, un acquéreur a déboursé 430 000 euros pour se loger dans un appartement T3 de 70 m².

Le quartier du Jardin public, poumon vert de la ville.

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Thierry Gironde

Chartrons-Grand Parc. Prix moyen au m² : 5 392 €

Le cœur du périmètre conserve son allure de village paisible aux commerces branchés. « Cependant, même si on enregistre toujours une bonne demande jusqu’au cours de la Martinique, le secteur a un peu perdu de son attractivité ces derniers temps », affirme Clément Chaillet (Guy Hoquet Bordeaux-Chartrons). « Si on reste bien au-delà des 5 000 euros/m² en secteur central, les prix se tassent autour des 4 500 euros/m² lorsqu’on passe le cours Balguerie-Stuttenberg. » L’agence a vendu une maison de 80 m² en pierre, avec terrasse et garage, pour 520 000 euros, rue Poyenne. Elle propose un appartement T3 de 62 m² à 270 000 euros, avenue Émile-Counord.

Saint-Bruno-Saint-Victor-Mériadeck. Prix moyen au m² : 5 238 €

Le périmètre attire pour sa centralité. Mais s’il est toujours possible de réaliser de bonnes affaires dans les résidences qui se dressent sur la dalle béton de Mériadeck conçue à la fin des années 1960 (avec un prix moyen d’acquisition tournant autour de 3 500 euros/m²), la demande actuelle se concentre plutôt aux abords de la rue Georges-Bonnac. « Rue Sullivan, nous avons commercialisé récemment une maison de 80 m² à rénover et dotée d’une petite cour au prix de 420 000 euros », détaille Soufian Gaaloul, d’AJP Immobilier. De l’autre côté de l’Esplanade, rue Lecocq, une échoppe à retaper abritant 78 m² et agrémentée d’un jardinet de 30 m² s’est négociée 460 000 euros.

À Mériadeck, il est toujours possible de réaliser de bonnes affaires dans les résidences.

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Thierry Gironde

Capucins-Victoire-Saint-Michel. Prix moyen au m² : 5 014 €

À mi-chemin entre la gare et le campus bordelais, le secteur vaut pour son architecture pittoresque, son dynamisme commercial et son animation. Selon Sandra Lys (Human Immobilier Bordeaux Saint-Jean), le marché est alimenté principalement par des particuliers qui vivent déjà dans le quartier et apprécient de pouvoir accéder à pied à toutes les commodités. Autour des Capucins, l’agence a vendu 270 000 euros un appartement rénové de 47 m² situé au dernier étage d’un immeuble en pierre. Et du côté de Saint-Michel, un T4 situé dans une résidence des années 2000, agrémenté d’un balcon de 7 m² et d’un box fermé, est parti à 430 000 euros.

Caudéran. Prix moyen au m² : 4 970 €

Caudéran reste une valeur sûre pour les accédants. Ici, parcs et jardins agrémentent une architecture de qualité. « Cette année, les prix ont globalement progressé d’au moins 3 % dans le secteur, et on constate une pénurie de maisons dotées de jardins », affirme Nicolas Lanteri. « J’ai vendu une échoppe simple de 80 m² pour 420 000 euros rue de La Tour-d’Auvergne. Et du côté de Primrose, une maison bourgeoise abritant 210 m², avec un jardinet de 50 m², est partie autour de 900 000 euros. » Autre enseignement : le marché des appartements est actuellement euphorique. Un T2 de 50 m² situé à deux pas de l’église Saint-Amand s’est négocié 270 000 euros !

Nansouty. Prix moyen au m² : 4 862 €

C’est le coin des belles échoppes et des maisons bourgeoises. Ce quartier plutôt convivial et animé héberge aussi quelques résidences contemporaines. Selon le site meilleursagents.com, les prix actuels des appartements anciens s’échelonneraient généralement entre 3 000 et 5 200 euros/m² aux abords de la place Nansouty, et entre 3 800 et 6 900 euros/m² pour les maisons. À titre indicatif, une échoppe de 61 m² à rénover s’est vendue récemment autour de 260 000 euros du côté de la rue Pelleport. Et un appartement T2 de 45 m² situé dans une résidence des années 1980 et disposant d’un parking a été négocié à environ 236 000 euros, à proximité du cours de l’Yser.

Nansouty, le coin des belles échoppes et des maisons bourgeoises.

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Thierry Gironde

Saint-Augustin. Prix moyen au m² : 4 833 €

Jouxtant les Boulevards et le CHU, le périmètre héberge échoppes coquettes et belles demeures. « Dans ce quartier prisé aux allures de village paisible, la demande se concentre sur les habitations avec jardin », résume Joachim Bernard (Cabinet Girondin Immobilier). « Nous avons ainsi vendu une échoppe à rafraîchir de 125 m² dotée d’un jardin de 130 m² avec dépendances pour 620 000 euros, du côté de la rue Berruer. Nous enregistrons aussi une bonne demande pour des produits investisseurs. Rue de la Pelouse-de-Douet, nous avons commercialisé un appartement T3 de 60 m² doté d’un balcon orienté plein sud et d’un parking en sous-sol pour 230 000 euros. »

Gare Saint-Jean-Euratlantique. Prix moyen au m² : 4 601 €

Au cœur de l’opération d’aménagement Euratlantique, le quartier vit une véritable mutation. Le collectif neuf s’y négocie désormais autour des 4 600 euros/m², selon l’Observatoire de l’immobilier du Sud-Ouest (Oiso). « Suite à la crise sanitaire et au développement du télétravail, il attire de plus en plus de Parisiens qui s’installent à deux pas de la gare et de sa ligne LGV », constate Sandra Lys (Human Immobilier Bordeaux Saint-Jean). « Dans le vieux Belcier, rue de Gramont, une maison de ville rénovée, abritant 102 m², s’est vendue 380 000 euros en une semaine. Et vers le lycée Gustave-Eiffel, un appartement de 52 m² à rafraîchir est parti rapidement moyennant 200 000 euros. »

La Bastide. Prix moyen au m² : 4 554 €

L’image du secteur s’améliore à mesure que progresse son renouvellement urbain. « La demande s’accroît fortement pour le périmètre, et les prix ne sont plus si éloignés de ceux pratiqués en rive gauche », assure Gilles Lacaze (Guy Hoquet Bordeaux Rive droite). « Il faut désormais débourser à peu près 4 300 euros/m², en moyenne, pour acquérir un appartement ancien dans le secteur, mais l’addition peut avoisiner les 5 000 euros/m² pour une maison avec du cachet. Rue Hortense, nous proposons une habitation de 100 m² en pierre agrémentée d’un jardin de 300 m² moyennant 525 000 euros. » Et place Stalingrad, un appartement T2 de 57 m² est affiché autour de 260 000 euros.

L’image du quartier de la Bastide s’améliore à mesure que progresse son renouvellement urbain.

L’image du quartier de la Bastide s’améliore à mesure que progresse son renouvellement urbain.

Thierry Gironde

Bassins à flot-Bacalan. Prix moyen au m² : 4 296 €

En pleine transformation, les bassins à flot ont de plus en plus la cote auprès des jeunes et des primo-accédants. On y trouve des prix plus doux qu’aux Chartrons et des constructions modernes. Côté Bacalan, les tarifs des maisons avec jardin avoisinent les 4 500 euros/m² avant le boulevard Brandenburg et tombent autour de 3 800 euros/m² au-delà. Aux abords de la rue Lucie-Aubrac, l’agence Guy Hoquet Bordeaux-Chartrons commercialise un appartement T4 de 85 m² avec parking dans une résidence de 2019 pour environ 375 000 euros. Elle propose aussi un appartement de 86 m² doté d’un grand balcon de 25 m² dans le secteur moins coté du Lac, quartier Ginko.

Lestonnat-Monséjour. Prix moyen au m² : 3 925 €

Traversé par la voie ferrée de ceinture, aux confins de Caudéran et de Mérignac, le secteur ne bénéficie pas du même prestige que les environs du Parc bordelais, mais il propose des tarifs plus abordables. Selon Logic-Immo, on peut encore trouver des biens à 3 700 euros/m² entre la rue Périnot et la ligne de ceinture. Aux abords de la place Croix-de-Lestonnat, un appartement de 100 m² avec séjour double et parking en sous-sol situé dans la résidence Lavoisier est parti moyennant 380 000 euros. Et dans le secteur de Monséjour, en direction de Marly, une maison cube de 140 m² abritant cinq pièces et dotée d’une piscine et d’un jardin de 250 m² s’est vendue 570 000 euros.