Hôtel Le Splendid à Dax : quelle dynamique et quels projets ?

À ce jour, l’exercice 2022 est plutôt pas mal. On a fait un bon hiver par rapport à nos objectifs, grâce à une clientèle de loisirs et de bien-être. Le spa amène beaucoup de monde. Les gens ressentent le besoin de décompresser, de se faire plaisir. On avait un petit peu d’appréhension avec l’élection présidentielle, qui est souvent une année difficile, mais ça s’est bien passé.

Est-ce que le profil de la clientèle a changé…

À ce jour, l’exercice 2022 est plutôt pas mal. On a fait un bon hiver par rapport à nos objectifs, grâce à une clientèle de loisirs et de bien-être. Le spa amène beaucoup de monde. Les gens ressentent le besoin de décompresser, de se faire plaisir. On avait un petit peu d’appréhension avec l’élection présidentielle, qui est souvent une année difficile, mais ça s’est bien passé.

Est-ce que le profil de la clientèle a changé ?

Pour l’heure, nous n’avons plus la clientèle de séminaire que nous avions par le passé. Le comportement des sociétés a un peu évolué. Je pense que ça va redémarrer en septembre. Mais sinon les segments de clientèle restent les mêmes. Il nous faut travailler beaucoup sur la communication. Ce n’est pas parce qu’on est le Splendid que les clients viennent tout seuls. On compte aussi sur le réseau « Vacances bleues » (gestionnaire de l’établissement, qui est propriété de la mairie, NDLR).

« Un mois d’août avec feria représente 20 % du chiffre d’affaires annuel »

Comment se profile l’été ?

C’est un été avec feria, donc tout va bien. Tout le monde a le sourire. Pour le Splendid, un mois d’août avec feria représente 20 % du chiffre d’affaires annuel, c’est énorme. Les gens sont dans un esprit positif.

Le Splendid, à Dax, est un temple de l’Art déco.

Le Splendid, à Dax, est un temple de l’Art déco.

Isabelle Louvier/ « Sud Ouest »

Côté cuisine, où en est l’établissement ?

En restauration, comme la plupart des collègues, on traverse une période compliquée. Il ne faut pas se voiler la face. On a « testé » des chefs en l’espace d’une petite année. La restauration du Splendid est une grosse affaire, il ne faut pas se tromper. C’est diversifié. Il n’y a pas que le restaurant à la carte, il y a la restauration liée à l’événementiel, les afflux de clientèle le week-end avec le spa. Faire 30-40 couverts, ce n’est pas la dimension du Splendid. On a redémarré avec un chef de cuisine pour qui c’est un challenge. Pour nous aussi, c’est bien d’aider un jeune qui va pouvoir s’exprimer. Les premières retombées sont bonnes, c’est encourageant.

Est-ce que le Splendid, incontournable de Dax, a des projets pour retenir l’attention ?

Nous allons rebondir sur le documentaire de Sébastien Hondelatte (lire par ailleurs) consacré à l’établissement. Il y a une clientèle en lien avec l’Art déco qui vient régulièrement. On veut être plus professionnel et pas seulement dans le souvenir épisodique. On va travailler sur cet axe de manière plus régulière et le faire vivre aussi à partir d’objets souvenirs. Et je peux vous le dire, on va rouvrir l’ancien fumoir [salle des années 1930, qui a vu déambuler des personnalités telles que l’écrivain Hemingway, l’acteur Mastroianni et le metteur en scène Guitry, NDLR] qu’on va appeler le bar Hemingway, du nom de celui qui l’a rendu célèbre.

Le documentaire sur le Splendid

Le documentaire de 52 minutes sur le Splendid, réalisé par Sébastien Hondelatte, a été diffusé en deuxième partie sur France 3 Aquitaine le 2 juin. Il avait été projeté en avant-première à l’Atrium à Dax. « C’était une réussite », se félicite le directeur. « Je pense que beaucoup de personnes localement auront appris des détails. Le Splendid, c’est une entité mais c’est aussi une vie spéciale avec les mondanités de l’époque. »

Sur le même sujet


Le Splendid à Dax, un trésor des Années folles

Le Splendid à Dax, un trésor des Années folles

Le passionnant documentaire « Le Splendid » de Sébastien Hondelatte est diffusé ce jeudi 2 juin 2022 à 23 h 50 sur France 3. Il revient sur la folle histoire de cet hôtel rappelant l’époque fastueuse Art déco.

Économiquement, quels sont les leviers ?

Notre marge de progression est en lien avec le spa. On a un très bon produit. Ce n’est pas moi qui le dis, ce sont les clients. On a mis en place des forfaits sur la remise en forme, la beauté, l’anti-âge, l’antistress. Ici à Dax, on parle surtout du thermalisme, nous, on parle du bien-être. Le projet, c’est de pouvoir capter cette clientèle qui vient d’Île-de-France et de Bordeaux avec le TGV. On est à 3 h 30 de Paris, c’est quand même un atout, qu’on n’entend pas souvent, ou pas assez. La progression va venir de cette clientèle qui vient sur du court-moyen séjour. Il y a aussi un réseau de commerçants actif dans le cœur de ville, le nouveau marché et les Halles qui sont qualitatifs et sur lesquels on veut capitaliser.

Le spa s’étend sur 1 800 mètres carrés, avec divers bassins. Les pierres apparentes datant du château fort ont été restaurées.

Le spa s’étend sur 1 800 mètres carrés, avec divers bassins. Les pierres apparentes datant du château fort ont été restaurées.

Archives Philippe Salvat

La fontaine Art déco de l’accueil de l’espace spa.

La fontaine Art déco de l’accueil de l’espace spa.

Archives Philippe Salvat

Votre terrasse, pourtant si bien exposée et spacieuse, paraît toujours vide. Comment l’expliquer ?