Hôpital : Olivier Véran promet plus d’infirmiers en soins critiques

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Les deux années de pandémie liée au Covid ont mis en lumière les difficultés de l’hôpital public en France. Les CHU sont surendettés, les services d’urgences saturés partout, les lits ferment faute de soignants. L’hôpital, garant de l’égalité d’accès aux soins, est-il toujours viable ?

Dans la foulée d’un rapport commandé à l’inspection générale des affaires sociales (Igas), Olivier Véran a présenté jeudi une « feuille de route soins critiques 2022-2025 » aux fédérations hospitalières du public et du privé, selon un communiqué. Parmi les décisions annoncées par le ministre de la Santé, une « hausse des ratios » à « une infirmière pour quatre lits, de jour comme de nuit » sur un horizon de cinq ans a été entérinée dans les unités de soins intensifs. Cela « représente environ 2 800 temps plein », qui seront déclinés dans les prochains projets régionaux de santé que les agences régionales (ARS) déploieront à partir de 2023, a précisé son cabinet.

1 000 lits supplémentaires

Pour les services de réanimation (qui accueillent les cas les plus graves), le principe d’une « trajectoire de hausse des ratios » est acté, mais fera d’abord l’objet d’une « évaluation de la charge en soins » d’ici 18 mois. Compte tenu des capacités limitées des écoles d’infirmières, « on ne peut pas encore y aller », a justifié l’entourage d’Olivier Véran. Par ailleurs, les infirmières arrivant en réanimation bénéficieront d’une « formation d’adaptation à l’emploi de huit semaines ». Ces mesures s’ajoutent à la « prime pérenne » de 100 euros nets par mois entrée en vigueur en janvier.

La « feuille de route » confirme en outre l’ouverture des « mille lits supplémentaires » promis début février par le ministre. Il s’agira essentiellement de lits déjà « autorisés mais fermés pour manque de personnel » ou de « rééducation post-réanimation ».