Guerre en Ukraine : sécurité alimentaire, G7, Azovstal, pétrole… Ce qu’il faut retenir ce vendredi

La Russie « pour toujours » dans le sud de l’Ukraine

La Russie restera « pour toujours » dans le sud de l’Ukraine, a affirmé un haut responsable parlementaire russe, Andreï Tourtchak, au cours d’une visite à Kherson, une importante ville ukrainienne dont Moscou revendique le contrôle total depuis mars.

Severodonetsk, l’une des localités d’importance du Donbass encore contrôlées par les Ukrainiens, est de son côté « quasiment encerclée » par les forces russes et les séparatistes, a déclaré vendredi son maire.

Bien que la très grande majorité des quelque 100 000 habitants aient quitté cette ville, le maire a déploré que 15 000 d’entre eux refusent toujours de partir.

Échange de prisonniers

Quarante et une personnes, dont onze femmes, ont été libérées dans le cadre d’un nouvel échange de prisonniers avec la Russie, a annoncé Kiev, sans révéler le nombre de Russes remis à Moscou. « Un autre échange de prisonniers a eu lieu : 41 personnes, dont 11 femmes, ont été rapatriées. 28 militaires et 13 civils rentrent chez eux », a indiqué sur Telegram la vice-Première ministre ukrainienne, Iryna Verechtchouk.

Selon elle, parmi les personnes libérées figure notamment un membre du clergé orthodoxe ukrainien.

Visioconférence du G7 avec Zelensky

Les dirigeants des grandes puissances du G7 vont avoir dimanche une réunion virtuelle consacrée à la guerre en Ukraine à laquelle participera aussi le président ukrainien Volodymyr Zelensky, a annoncé une porte-parole du chancelier allemand dont le pays assure la présidence du G7 cette année.

Embargo sur le pétrole : négociations de l’UE

Une nouvelle mouture du projet d’embargo européen sur les importations de pétrole russe avec des modifications demandées par plusieurs États membres est discutée à Bruxelles. Mais la Hongrie bloque la proposition de la Commission européenne d’interdire les achats de pétrole et de produits pétroliers à la Russie d’ici à la fin de l’année, estimant qu’elle porte « atteinte » à l’unité de l’UE.

L’inscription du chef de l’Église orthodoxe russe, le patriarche Kirill, un soutien affiché de l’offensive russe, au nombre des nouvelles personnalités figurant sur la liste noire de l’Union européenne est également contestée.

Tirs pendant l’évacuation d’Azovstal, selon Kiev

La zone de la centrale d’Azovstal, où sont réfugiés les derniers militaires ukrainiens et deux cents civils en attente d’évacuation.

La zone de la centrale d’Azovstal, où sont réfugiés les derniers militaires ukrainiens et deux cents civils en attente d’évacuation.

Planet Labs PBC/AFP

Le régiment Azov, qui défend l’immense aciérie Azovstal où sont retranchés les derniers combattants ukrainiens de la ville assiégée de Marioupol (sud-est), a accusé vendredi les forces russes d’avoir visé une de ses voitures participant à l’opération d’évacuation de civils, tuant un soldat et faisant six blessés.

Selon l’Institut américain d’étude de la guerre (ISW), « les forces russes vont probablement prendre le contrôle du site dans les prochains jours ».

Promesse de sécurité alimentaire malgré la guerre

De grandes puissances agricoles, dont l’Union européenne, les États-Unis, le Canada et l’Australie, se sont engagées vendredi à assurer la sécurité alimentaire du monde en dépit des chocs provoqués par l’invasion de l’Ukraine par la Russie. « Nous nous engageons à travailler ensemble pour assurer qu’il y ait de la nourriture en quantité suffisante pour tout le monde, y compris les plus pauvres, les plus vulnérables et les personnes déplacées », écrivent ces 51 membres de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) dans un communiqué commun.

Moscou tente de contourner les restrictions

La Russie a rendu publique une liste d’une centaine de catégories de marchandises dont l’importation sans l’accord des détenteurs de la propriété intellectuelle est autorisée afin de contourner les restrictions décidées depuis le début de son offensive en Ukraine.

Ce mécanisme d’importations parallèles doit permettre d’éviter les pénuries dans l’industrie comme dans le commerce de marchandises que la Russie est incapable à l’heure actuelle de produire elle-même.

Berlin va livrer sept obusiers à l’Ukraine

L’Allemagne va fournir sept obusiers blindés à l’Ukraine pour l’aider à repousser l’envahisseur russe, a annoncé vendredi le ministère de la Défense, augmentant ainsi quelque peu ses efforts de livraisons d’armes lourdes à ce pays.