Guerre en Ukraine : l’entreprise française Thales a vendu du matériel à l’armée russe jusqu’en 2019

Par Sudouest.fr avec AFP
Publié le 30/04/2022 à 15h47

L’entreprise française Thales aurait vendu, légalement, à l’armée russe des caméras thermiques de vision nocturne de très haute précision jusqu’en 2019. De nombreux exemplaires ont été découverts sur les champs de bataille en Ukraine

Une affaire légale mais qui met l’entreprise Thales dans la tourmente. D’après une information du quotidien « Le Parisien », le géant français de l’électronique spécialisé dans la défense aurait vendu des milliers de caméras thermiques de vision nocturne « Catherine » à l’armée russe. Nombreuses d’entre elles ont été retrouvées dans des blindés russes détruits en Ukraine.

Cette « Catherine » est une caméra thermique qui coûte plusieurs centaines de milliers d’euros et qui permet de voir de nuit, comme de jour, des véhicules et des personnes à une distance de 10 kilomètres. Elle peut les viser avec une très grande précision.

Malgré les sanctions économiques qui entravent la Russie depuis 2014, Thales aurait légalement fourni ces caméras jusqu’en 2019. Interrogée par le journal, l’entreprise se défend : « Les seules livraisons effectuées à la Russie depuis l’embargo sont liées à des contrats signés avant juillet 2014. Les dernières livraisons de matériels neufs à destination de la Russie ayant été faites en 2019. »

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Ainsi, les livraisons des caméras « Catherine » obéissent à « la clause du grand-père », disposition légale permettant à ne pas avoir de rétroactivité au sujet des sanctions.