Guerre en Ukraine : Bruxelles propose une nouvelle aide allant jusqu’à 9 milliards d’euros

Elle n’a pas donné plus de précisions sur la forme que prendrait cette « assistance ». L’UE a déjà consacré une enveloppe d’aide macrofinancière d’urgence de 1,2 milliard d’euros à l’Ukraine, à la suite de l’invasion par la Russie.

Accélération des énergies renouvelables

Par ailleurs, la Commission européenne a présenté un plan à 210 milliards d’euros qui prévoit une accélération des énergies renouvelables et des économies d’énergie pour s’affranchir « le plus vite possible » des importations de gaz russe, en réaction à la guerre en Ukraine. La récente interruption par Moscou des livraisons de gaz à la Pologne et à la Bulgarie a montré l’urgence d’agir pour sécuriser les approvisionnements européens.

« Nous devons réduire le plus vite possible notre dépendance énergétique à l’égard de la Russie. Nous le pouvons », a déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à la presse.

Mais réduire les importations d’énergies fossiles est aussi crucial pour atteindre les objectifs climatiques de l’UE, soit une baisse des émissions de gaz à effet de serre d’au moins 55 % d’ici 2030 et la neutralité carbone en 2050.

Bruxelles estime que « des changements de comportement pourraient réduire de 5 % à court terme la demande de gaz et de pétrole », et préconise des campagnes de communication dans chaque État membre auprès des entreprises et des ménages.

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10 millions de tonnes d’hydrogène

La Commission propose de rehausser son objectif de part des renouvelables dans le mix énergétique à l’horizon 2030, qui passerait de 40 % à 45 %. Pour cela, elle mise sur un doublement des installations photovoltaïques d’ici à 2025 et sur un allégement des contraintes administratives pour accélérer les procédures de déploiement des projets solaires et éoliens. « Nous proposons d’imposer des toitures solaires pour les bâtiments commerciaux et publics d’ici à 2025 et pour les bâtiments résidentiels neufs d’ici à 2029 », a détaillé von der Leyen.

Le plan fixe également un objectif de 10 millions de tonnes d’hydrogène d’origine renouvelable produit en Europe d’ici à 2030, ainsi que 10 millions de tonnes d’importations, pour remplacer le charbon, le pétrole et le gaz dans certains secteurs de l’industrie et des transports.

Bruxelles reconnaît toutefois que l’UE ne pourra se passer rapidement du pétrole et du gaz et a déjà engagé une diversification de ses fournisseurs, en se tournant notamment vers les États-Unis, l’Algérie et le Moyen-Orient.