Grippe aviaire en Dordogne : cinq foyers de plus, où en est-on au 12 avril ?

Cette situation a conduit le préfet à prendre un nouvel arrêté, ce mardi 12 avril. Ce sont 48 communes périgourdines (soit huit de plus que le 8 avril) qui sont en zone de protection, dans un périmètre de 3 km autour des foyers, ce qui implique un possible dépeuplement des élevages. 302 communes périgourdines (32 de plus) se retrouvent en zone réglementée supplémentaire, dans un périmètre de 20 km : le transport des volailles et autres oiseaux captifs y est interdit, sauf dérogation (et uniquement vers un abattoir). À noter que l’existence de cette zone, est prolongée jusqu’au mardi 19 avril, « après concertation avec les professionnels ». C’est désormais une large partie ouest de la Dordogne qui est concernée par les restrictions.

Préfecture de la Dordogne

Plus de 130 000 volailles abattues

Depuis l’apparition des premiers cas, le 1er avril, dans un élevage d’oies de Saint-Geniès, 133 653 volailles ont été euthanasiées (dont 10 800 lundi 11 avril). « 70 laissez-passer ont été délivrés à des élevages situés en zone réglementée pour orienter les animaux sains vers les abattoirs, contribuant ainsi au dépeuplement », précise la préfecture qui demande instamment « à toutes personnes étrangères aux sites d’élevage de ne pas y pénétrer, ni de circuler aux abords, afin de ne pas contribuer à la diffusion de ce virus extrêmement volatile et pathogène ».

La préfecture insiste par ailleurs pour sensibiliser les particuliers : les propriétaires privés de basses-cours (1) doivent impérativement confiner leurs volailles (ou mettre en place des filets de protection) et les surveiller chaque jour. Si une mortalité anormale est constatée, il faut conserver les cadavres au réfrigérateur en les isolant et contacter un vétérinaire ou la Direction départementale de la protection des populations.

(1) Les élevages non commerciaux doivent être déclarés en mairie. On peut retrouver les démarches sur le site du ministère de l’Agriculture.