Grêle en Gironde : les viticulteurs à la recherche de solutions pour sauver leurs vignes

Une cinquantaine de personnes se sont retrouvées sur l’exploitation Impériale pour amorcer les démarches et pistes de réflexion à enclencher.

Une cinquantaine de personnes se sont retrouvées sur l’exploitation Impériale pour amorcer les démarches et pistes de réflexion à enclencher.

M. Q.

Impossible pour l’heure d’estimer précisément l’étendue des dégâts. Toutefois, la violence de cet épisode de grêle a poussé la Chambre d’agriculture de la Gironde à organiser dans l’urgence une réunion, à laquelle a participé le sous-préfet de Libourne Matthieu Doligez. Les dégâts s’étendent sur 3 000 hectares dans un couloir allant de Coubeyrac à Saussignac, en Dordogne, en passant par Gensac, Saint-Quentin-de-Caplong, Eynesse et Pineuilh,

Et à voir le ballet des véhicules cherchant à se garer sur l’exploitation de Nadège et Laurence Impériale, à Saint-Quentin-de-Caplong, elle répondait à un besoin certain de se retrouver, se serrer les coudes et échanger sur les démarches à entreprendre.

La solidarité est de mise entre les viticulteurs, qui se connaissent tous sur ce petit territoire. Jean-Michel Chaugier (en T-shirt blanc), installé sur Gensac et allumeur du canon de la zone, a vu 100 % de ses vignes touchées par la grêle sur la majeure partie de ses parcelles.

La solidarité est de mise entre les viticulteurs, qui se connaissent tous sur ce petit territoire. Jean-Michel Chaugier (en T-shirt blanc), installé sur Gensac et allumeur du canon de la zone, a vu 100 % de ses vignes touchées par la grêle sur la majeure partie de ses parcelles.

M. Q.

Des interrogations

« Il nous a semblé nécessaire de nous réunir très vite, surtout que nous ne sommes pas habitués à ces spectacles de désolation », confie Nadège Impériale, qui a repris en 2003, un an après sa sœur Laurence, l’exploitation familiale, au départ en retraite de leur père. Elle juge que 70 % de leurs 120 hectares sont touchés à différents degrés. Elle se lamente de ces bourgeons sauvés du gel finalement détruits, tente de relativiser : les vignes situées à 5 km sont épargnées.

Laurence et Nadège Impériale estiment que 70 % de leurs 120 hectares ont été touchés par la grêle, surtout les parcelles autour de la propriété.

Laurence et Nadège Impériale estiment que 70 % de leurs 120 hectares ont été touchés par la grêle, surtout les parcelles autour de la propriété.

M. Q.

« La grêle ne pardonne pas. L’objectif est avant tout de rassurer, de nous rendre disponibles pour aider ceux qui en ont besoin pour les premières démarches, notamment bien lire et comprendre les contrats d’assurance », décrypte Jean-Louis Dubourg, président de la Chambre d’agriculture. Les chantiers ne manquent pas, les interrogations non plus : l’exploitation est-elle bien couverte pour les dommages causés par la grêle ? Que faire si l’assurance a déjà été activée pour le gel ? Quid du chômage partiel pour le personnel ?

Que faire dès à présent pour sauver ce qui peut encore l’être et éviter la propagation de maladies sur des plantes affaiblies ? Christophe Porcher, viticulteur à Saint-Quentin, et fortement impacté, va s’inspirer de l’expérience d’un ami du Blayais, touché en 2018, et tout tailler à deux yeux « pour aider la vigne à repartir plus vite ».