Grand Prix de Pau : les commissaires de course, pour l’adrénaline du drapeau rouge

Raffy, le chef d’équipe, donne le top à Maxime Rouano qui active vigoureusement le drapeau rouge : la course est suspendue. Les voitures passent en ralentissant l’allure, puis Raffy lance un « On y va les gars ! » qui projette les commissaires sur la piste. La Twingo accidentée est poussée en lieu sûr et rapidement tractée sur la dépanneuse, direction les stands.

En quelques secondes, la Twingo accidentée est poussée en lieu sûr puis rapidement tractée sur la dépanneuse, direction les stands.

En quelques secondes, la Twingo accidentée est poussée en lieu sûr puis rapidement tractée sur la dépanneuse, direction les stands.

G. B.

« On fait ça pour l’adrénaline », confiait Maxime quelques instants avant l’intervention. Ce Palois de 33 ans, préparateur de commandes à la ville, a commencé à participer aux Grand Prix dès 2008.

Il a appris à compter… les voitures

« J’ai été mis dans le bain tout petit. J’allais voir les courses avec mes parents sur les tribunes en béton dans la ligne droite. C’est là que j’ai appris à compter. En comptant les voitures qui passaient. »

Plus tard, quelques copains passionnés de sport auto se lancent dans la mécanique et deviennent commissaires bénévoles sur le Grand Prix. Maxime leur emboîte le pas, passe sa licence circuit rallye de commissaire international, niveau B.

Il s’inscrit, via l’Automobile club basco-béarnais, sur la liste des volontaires palois, et participera à chaque édition de 2008 à 2014. Un départ pour l’étranger le privera de quelques éditions, pour mieux revenir en 2018.

Il connaît « comme sa poche » les postes du virage Oscar et du lycée Barthou, où il a officié cinq ans.

Maxime Rouanet, une fois l’adrénaline du drapeau rouge passée.

Maxime Rouanet, une fois l’adrénaline du drapeau rouge passée.

G. B.

« On est au plus près du circuit, concentrés sur la sécurité de tout le monde : les coureurs, le public et nous. On doit à tout moment protéger les copains, et se protéger. » Des émotions fortes et positives, comme lorsque la petite bande part à Albi ou sur les 24 heures du Mans. Des drames aussi, comme la mort d’un pilote au Mans, triste souvenir.

Avec Raffy, il se souvient aussi de cette Clio 4 qui avait fini dans les pneus et que l’équipe était parvenue à sortir en quelques instants, sans avoir à brandir le drapeau rouge.

« C’est un boulot à risques, on a signé pour ça, les pilotes aussi. »

À cette différence près que les premiers sont bénévoles, portés par une passion qui n’a -presque- pas de prix, et Maxime a posé un jour de congé, financé son aller-retour (il travaille à Tarnos).

Maxime Rouano, drapeau rouge en main.

Maxime Rouano, drapeau rouge en main.

G. B.

Le Grand Prix se déroule jusqu’à dimanche 8 mai. Tout le programme du week-end à retrouver sur grandprixdepau.fr