Gironde : une plateforme de tri antigaspillage de fruits et légumes à Blanquefort

« Dans notre région, le potentiel est énorme, garantit Jean-Baptiste Casenave, connu pour sa vice-présidence de l’Institut du goût, désormais, aussi, président de l’Aga. Nous sommes par exemple en pleine saison des asperges, les calibres sont très variables et le coup de gel a forcément abîmé des pointes. » L’Aga saurait les utiliser.

Le gaspillage des fruits et légumes en Gironde est estimé à 7 000 tonnes par an.

Le gaspillage des fruits et légumes en Gironde est estimé à 7 000 tonnes par an.

Archives SO Quentin Salinier

« Ce ne sera jamais trop »

En Gironde, le gaspillage de fruits et légumes est estimé à 7 000 tonnes par an.

Tout l’intérêt de l’association Anti Gaspi Aquitaine est de centraliser les produits et de les trier pour optimiser leur utilisation. Les fruits et légumes aptes à la consommation en l’état (récupérés pour un défaut de calibre ou un défaut visuel) seront distribués à la Banque Alimentaire et aux Restos du cœur (les Restos ont 42 centres en Gironde, et la Banque alimentaire 130 associations relais). Les partenariats sont déjà noués, ainsi qu’avec La Passerelle, à Blanquefort.

« Même si on récupère déjà des produits, ce ne sera jamais trop ; le tri sera un vrai gain de temps », confirment Jacques Dupont, des Restos, et Bruno Bernat, de la Banque alimentaire.

Transformation et embauche

Les articles les moins attrayants seront vendus à des professionnels de la transformation, conserveries, confituriers… Les bénéfices financeront l’embauche d’un responsable de tri.

L’une des entreprises déjà intéressées confectionne des jus, Les Bonnes Choses (ex-Elixir). Elle est une des premières contactées en toute logique puisqu’elle appartient à La Toque Cuivrée, dont sont issus les créateurs de l’Aga.

« Quand La Toque Cuivrée a diversifié son activité avec d’autres branches de l’agroalimentaire, nous avons découvert tout un monde, raconte Olivier Fleuri. Et avons tous été frappés par l’ampleur du gaspillage. Avec d’autres salariés, nous avons voulu agir. » Au sein de l’Aga, association loi 1901 à but non lucratif, ils sont tous bénévoles. Leur patron s’est laissé convaincre, il endosse la fonction de trésorier. Ils lancent désormais un appel à toutes les bonnes volontés.

« Notre réseau professionnel nous permet d’approcher de nombreux interlocuteurs », affirme Olivier Fleuri. Couplé au carnet d’adresses du président de l’association, ils espèrent être suffisamment efficaces pour démarrer dès cette saison. Jean-Baptiste Casenave assurera la promotion de ce « maillon supplémentaire de la chaîne » sur son stand au Salon de l’agriculture Nouvelle-Aquitaine, fin mai.

Gironde : une plateforme de tri antigaspillage de fruits et légumes à Blanquefort

« Dans notre région, le potentiel est énorme, garantit Jean-Baptiste Casenave, connu pour sa vice-présidence de l’Institut du goût, désormais, aussi, président de l’Aga. Nous sommes par exemple en pleine saison des asperges, les calibres sont très variables et le coup de gel a forcément abîmé des pointes. » L’Aga saurait les utiliser.

Le gaspillage des fruits et légumes en Gironde est estimé à 7 000 tonnes par an.

Le gaspillage des fruits et légumes en Gironde est estimé à 7 000 tonnes par an.

Archives SO Quentin Salinier

« Ce ne sera jamais trop »

En Gironde, le gaspillage de fruits et légumes est estimé à 7 000 tonnes par an.

Tout l’intérêt de l’association Anti Gaspi Aquitaine est de centraliser les produits et de les trier pour optimiser leur utilisation. Les fruits et légumes aptes à la consommation en l’état (récupérés pour un défaut de calibre ou un défaut visuel) seront distribués à la Banque Alimentaire et aux Restos du cœur (les Restos ont 42 centres en Gironde, et la Banque alimentaire 130 associations relais). Les partenariats sont déjà noués, ainsi qu’avec La Passerelle, à Blanquefort.

« Même si on récupère déjà des produits, ce ne sera jamais trop ; le tri sera un vrai gain de temps », confirment Jacques Dupont, des Restos, et Bruno Bernat, de la Banque alimentaire.

Transformation et embauche

Les articles les moins attrayants seront vendus à des professionnels de la transformation, conserveries, confituriers… Les bénéfices financeront l’embauche d’un responsable de tri.

L’une des entreprises déjà intéressées confectionne des jus, Les Bonnes Choses (ex-Elixir). Elle est une des premières contactées en toute logique puisqu’elle appartient à La Toque Cuivrée, dont sont issus les créateurs de l’Aga.

« Quand La Toque Cuivrée a diversifié son activité avec d’autres branches de l’agroalimentaire, nous avons découvert tout un monde, raconte Olivier Fleuri. Et avons tous été frappés par l’ampleur du gaspillage. Avec d’autres salariés, nous avons voulu agir. » Au sein de l’Aga, association loi 1901 à but non lucratif, ils sont tous bénévoles. Leur patron s’est laissé convaincre, il endosse la fonction de trésorier. Ils lancent désormais un appel à toutes les bonnes volontés.

« Notre réseau professionnel nous permet d’approcher de nombreux interlocuteurs », affirme Olivier Fleuri. Couplé au carnet d’adresses du président de l’association, ils espèrent être suffisamment efficaces pour démarrer dès cette saison. Jean-Baptiste Casenave assurera la promotion de ce « maillon supplémentaire de la chaîne » sur son stand au Salon de l’agriculture Nouvelle-Aquitaine, fin mai.