Gironde : Symbiose, la pépite industrielle qui imprime l’électronique, recrute

À l’époque centre de compétence, la société a été chargée par le CEA (Commissariat à l’énergie atomique) de développer une brique IME (In Mold Electronic), en clair, l’intégration par…

À l’époque centre de compétence, la société a été chargée par le CEA (Commissariat à l’énergie atomique) de développer une brique IME (In Mold Electronic), en clair, l’intégration par l’impression de composants et de cartes électroniques sur des films plastiques. Trois ans plus tard, Symbiose et le CEA-Liten installaient une ligne pilote autour de cette technologie qui constitue désormais le cœur de métier de la société.

Symbiose sait intégrer un dispositif électronique complet dans un support flexible, économique, adaptable, fin, léger et plus vertueux d’un point de vue environnemental

Symbiose sait intégrer un dispositif électronique complet dans un support flexible, économique, adaptable, fin, léger et plus vertueux d’un point de vue environnemental

GUILLAUME BONNAUD/»SUD OUEST »

Un « cœur » qui bat à Pugnac, en Gironde, où Symbiose compte 10 collaborateurs et réalise 1 million d’euros de chiffre d’affaires annuel. Et où elle est en train de franchir un nouveau cap décisif : l’industrialisation.

Figurant dans la sélection des 138 entreprises retenues et aidée financièrement dans le cadre de l’appel à projet Territoire d’Industrie du plan de relance de l’État, la société vient d’inaugurer son premier outil de production en présence de Fabienne Buccio. Symbiose est également accompagnée budgétairement par la région Nouvelle-Aquitaine, Bpifrance et les banques Crédit Agricole et Banque Populaire

Avantage concurrentiel à venir

« Le site, sa salle de 800 mètres carrés et ses équipements sont sortis de terre en dix mois dans ce coin de Haute Gironde qui nous a très bien accueillis », explique Sébastien Pawlak, responsable de la recherche et du développement. Qui précise : « Au total, ce site a mobilisé 4,5 millions d’euros d’investissement. »

Une machine – unique – de thermo-formage de précision des IME viendra d’Allemagne à la fin de l’été. Elle donnera un avantage concurrentiel à Symbiose sur le marché de la production de tableaux de commande électroniques imprimés, via une encre à l’argent, sur des films plastiques. Bref, cette technologie va vite supplanter celle des circuits électroniques insérés sur des plaquettes époxy de couleur verte.

« Ces plaques sont impossibles à recycler, contrairement à notre plastronique », assure le responsable R & D.

BMW et WV intéressés

Les industriels de l’automobile sont intéressées, notamment pour leurs modèles électriques. Elles sont en effet à la recherche de gain de poids et de place et cherchent à rendre les interfaces, notamment les tableaux de bord ou les calandres, les plus lisses et tactiles possibles. « Nous discutons avec BMW et Volkswagen qui sont nos premiers clients et devraient nous permettre de réaliser 8 millions d’euros dès 2024 », lâche Sébastien Pawlak.

Selon nos informations, le Français Stellantis, approché par Symbiose, préfère attendre que les constructeurs allemands qualifient la technologie avant de l’adopter à son tour…

D’ici la finalisation des premiers contrats évoqués, la société se sera renforcée. Elle va recruter 30 personnes avant 2024, dont quatre dès cette année. « Actuellement, nous cherchons surtout des spécialistes en qualité et des sérigraphistes », précise Sébastien Pawlak.