Gironde : entre 2 000 et 3 000 motards et automobilistes mobilisés contre la fermeture du circuit de Mérignac

Automobilistes et motards se sont fait entendre, samedi 9 avril, dans les rues de Mérignac

Automobilistes et motards se sont fait entendre, samedi 9 avril, dans les rues de Mérignac

Guillaume Bonnaud/ « SUD OUEST »

Pas d’autre circuit à proximité

Cette manifestation était organisée par la Fédération française des motards en colère de Gironde (FFMC 33), qui dénonce « une décision unilatérale » de la part de la mairie. « Ça fait 30 ans que le circuit de Mérignac existe, rappelle Marianne Grand, coordinatrice de la FFMC 33. Il avait été créé à la suite des runs sauvages qui se faisaient à Blanquefort à l’époque. » Si elle regrette cette fermeture, elle appelle la mairie à « trouver une solution de remplacement ». « Le circuit le plus proche est celui de Haute Saintonge, ça fait loin pour les habitants de l’agglomération. » Ce dernier est en effet à La Genétouze (Charente-Maritime), à près d’une heure et quart à moto de Bordeaux.

Avec la fermeture du circuit, nombreux sont ceux qui craignent une recrudescence des « runs sauvages » dans l’agglomération. C’est le cas de Coralie et Stéphane, 36 et 38 ans, qui sont venus à la manifestation avec leurs deux enfants. « On a peur qu’avec la fermeture du circuit, les runs sauvages comme la roulette bordelaise reprennent. C’est très dangereux, ça va entraîner des accidents et des morts », s’inquiète la jeune femme.

Un point de vue partagé par Nicolas Badard, gérant de la société GTRS 2B, gestionnaire du circuit. Il met notamment en avant le caractère éducatif du circuit. « 60 % de notre activité était centrée sur la sécurité routière, affirme-t-il. Le circuit, ce n’est pas que faire des tours. Mon métier c’est la formation, apprendre aux gens à bien rouler. » Sa société et ses six salariés sont maintenant installés à Martignas où leur activité consiste à « nettoyer des voitures pour la société le Comptoir automobile du reflet ».

Anziani comme « médiateur » ?

Plusieurs représentants de la FFMC 33 avaient rendez-vous à 11 h 30 avec Alain Anziani, le maire de Mérignac. Dans un communiqué, le collectif a déploré le peu de compréhension de l’élu. « Alain Anziani ne semble pas comprendre l’utilité publique d’un équipement autorisant, dans le cadre sécurisé, la pratique sportive ainsi que la formation à la maîtrise de son véhicule. »

Sur le même sujet


Gironde : dernier tour de piste du circuit auto-moto de Mérignac ?

Gironde : dernier tour de piste du circuit auto-moto de Mérignac ?

La Ville de Mérignac, propriétaire du circuit auto-moto, réclame le départ au plus vite de la société GTRS qui exploite l’équipement sans autorisation. La collectivité fait valoir un jugement de justice. Le gérant se dit prêt à quitter les lieux, mais à la fin de l’été 2022