Gel en Lot-et-Garonne : à Monteton, l’altitude a permis de sauver quelques prunes

Tout le travail de taille a été réduit à néant dans l’espace d’une nuit, les prunes tuées par le gel dans les fleurs sont noires.

Tout le travail de taille a été réduit à néant dans l’espace d’une nuit, les prunes tuées par le gel dans les fleurs sont noires.

Camille Groc

« Du jamais vu » pour ce fils et petit-fils de pruniculteur, encore moins deux années d’affilée. Sur les 110 hectares de vergers qu’il exploite avec ses deux frères, 40 hectares devraient avoir réchappé : il s’agit des parcelles plantées sur les hauteurs du village situé à 110 mètres d’altitude.

Sous les 80 mètres

« En dessous de 80 mètres en revanche, tout a été comme brûlé », témoigne-t-il. En remontant les pentes arborées, le pruniculteur observe l’étendue des dégâts ; si en contrebas du village les minuscules prunes naissantes ont l’aspect d’olives noircies, mètres après mètres, il voit qu’elles ont gardé leur jolie couleur vert-amande.

Mètre par mètre, Stéfan Auneau constate les dégâts sur les fleurs.

Mètre par mètre, Stéfan Auneau constate les dégâts sur les fleurs.

Camille Groc

« On va se concentrer sur ce qui reste », se rassure le producteur. Mais ce ne sera pas simple et ce sera coûteux. « Il faudra sélectionner et traiter ce qu’il doit l’être sans faire trop de frais et nous allons moins nourrir les arbres qui ne portent pas de fruits », explique-t-il. Cet épisode aura eu au moins le mérite de conforter une idée : « Depuis dix ans, nous avons fait le choix de ne replanter que sur les hauteurs, d’autant que les parcelles en cuvette sont moins productives. Quand nous devrons renouveler les vergers, nous le ferons en fonction des zones non propices au gel, même si notre espace n’est pas extensible. »