Filière cognac : Louis Royer retouche sa gamme et rénove ses bureaux à Jarnac

Au 26-29, rue du Chail à Jarnac, l’entrée de la maison Louis Royer, près des quais de la Charente, sur la route du cimetière des Grands-Maisons.

Au 26-29, rue du Chail à Jarnac, l’entrée de la maison Louis Royer, près des quais de la Charente, sur la route du cimetière des Grands-Maisons.

Olivier Sarazin/ « Sud Ouest »

Sur cette vue aérienne, on distingue les chais, les bureaux et la maison bourgeoise (le château dit des Aubrais) du négociant Louis Royer, le long du fleuve Charente.

Sur cette vue aérienne, on distingue les chais, les bureaux et la maison bourgeoise (le château dit des Aubrais) du négociant Louis Royer, le long du fleuve Charente.

Louis Royer

Pour la première fois depuis 2015 et le rachat de l’entreprise par le groupe français Picard vins & spiritueux, les dirigeants prennent la parole. Ce mardi 3 mai, ils organisaient une conférence de presse. Objet de la rencontre : présenter la nouvelle gamme et des locaux récemment rénovés.

Un VS plus fruité

Avec 65 salariés et un chiffre d’affaires d’une quarantaine de millions d’euros, Louis Royer occupe une position modeste dans l’économie locale, loin des géants Hennessy, Martell, Rémy Martin et Courvoisier. La PME tient toutefois son rang. Elle expédie bon an mal an environ 1 million de bouteilles dans 21 pays, essentiellement en Asie et en Europe du Nord. Louis Royer produit aussi du brandy et des liqueurs, notamment pour son ancien propriétaire le Japonais Suntory. Cela représente un gros tiers de son activité.

Un patron fidèle aux valeurs « de courage, de fraternité et d’humilité » de la société

« Nous aimerions mieux pénétrer le marché américain et souhaitons accroître notre notoriété à l’étranger et en France », affirme Laurent Moulis, le directeur général. Le patron fidèle aux valeurs « de courage, de fraternité et d’humilité » de la société concède avoir traversé des turbulences avec la crise sanitaire. Il reconnaît aussi que l’approvisionnement en vins et en eaux-de-vie est tendu pour toutes les PME du négoce mais assure pouvoir compter sur une cinquantaine de viticulteurs, « des partenaires fidèles sous contrat ».

La nouvelle gamme, lancée voici quelques jours, met en avant un VS plus rond et plus fruité, dans un flacon plus élégant, avec col et étiquette bleus. Le VSOP (au goût inchangé) prend lui aussi des couleurs. La carafe XO sera modernisée fin 2022.

À gauche, la nouvelle bouteille de cognac VS Louis Royer, avec étiquette et col bleus. À droite, l’ancienne référence. Pascal Ribes, le maître de chai, a retouché la coupe. L’assemblage est plus rond, plus fruité.

À gauche, la nouvelle bouteille de cognac VS Louis Royer, avec étiquette et col bleus. À droite, l’ancienne référence. Pascal Ribes, le maître de chai, a retouché la coupe. L’assemblage est plus rond, plus fruité.

Olivier Sarazin/ « Sud Ouest »

Pascal Ribes, le maître de chai. Il travaille depuis vingt-sept ans chez Royer.

Pascal Ribes, le maître de chai. Il travaille depuis vingt-sept ans chez Royer.

Louis Royer

Enfin, Laurent Moulis et son équipe sont fiers de montrer les nouveaux bureaux de Louis Royer. Grandes baies vitrées le long de la Charente, espaces de travail et de réception cosy, dans des teintes fauves et bleutées : nous sommes ici dans un espace de 500 m2 qui avait brûlé en 2014. « On a pris le temps. La rénovation est réussie, je crois », sourit le directeur général.

Dans la nouvelle salle de réunion des cognacs Louis Royer à Jarnac.

Dans la nouvelle salle de réunion des cognacs Louis Royer à Jarnac.

Olivier Sarazin/ « Sud Ouest »