Eysines : les 760 000 euros de surcoût de chantier font grincer les dents de l’opposition

Ils tiquent sur une première plus-value de 330 000 euros sur les travaux en cours à la maison Bourdieu de Ferron, qui accueillera à terme de nombreuses activités de loisirs, portant le budget total à 4,18 millions d’euros. En cause : des aléas de chantiers rendant la tâche plus ardue et une entreprise de plâtrerie défaillante, engendrant en cascade des retards, des surcoûts de la part d’autres intervenants et un nouveau marché basé sur des tarifs de matières revus à la hausse.

« Ça ne nous fait pas plaisir, on ne le fait pas par hasard », a rétorqué la première adjointe Évelyne Frénais, en charge de l’urbanisme et du patrimoine. La municipalité réclame des dommages à l’entreprise de plâtrerie pour couvrir une partie des frais. Les travaux ont pris du retard, la livraison est prévue pour cet automne.

Douche froide pour la chaudière

L’autre douche froide budgétaire vient du projet de chaufferie biomasse au bois sur le parking Gabriel-Moussa, qui s’accompagne de la végétalisation des stationnements, d’un abri vélo, de gros travaux de voirie, etc. La commission d’appel d’offres ne statuera que le 30 juin mais les réponses reçues contraignent la mairie à revoir sa copie.

« La bonne nouvelle est qu’on a reçu des offres de qualité qui permettent de débuter le chantier dès cet été », tente d’atténuer Christine Seguinau, adjointe à la transition écologique. La mauvaise c’est que la rallonge s’élève quand même à 430 000 euros. La faute au contexte économique, au prix des matériaux, à la surcharge de travail des entreprises du bâtiment. Les deux groupes d’opposition se sont abstenus.

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Tarifs contenus pour les services

La revalorisation des tarifs est en revanche limitée (2,8 %) pour la restauration, les transports scolaires, centres de loisirs… « soit la moitié de l’inflation », précise Jean-Baptiste Maïtia, adjoint aux finances. Quant à la cantine, pas d’autre hausse au menu, potentiellement due aux matières premières, mais le prestataire étant externe, l’opposition craint là encore que le couperet ne tombe.

« Si les prix sont révisés, il faudra débattre », reconnaît la maire Christine Bost (PS), rappelant que le coût d’un repas pour la collectivité s’élève à 7,13 €, alors qu’il est facturé entre 1,13 et 3,83 €.