Espace : la capsule de Boeing, Starliner, réussit un test clé, malgré quelques accrocs

Sa descente avait été freinée par son entrée dans l’atmosphère terrestre, puis par de larges parachutes, et le contact avec le sol a été amorti par de grands airbags.

Sur le même sujet


Ariane 6 : la dernière ligne droite avant le décollage

Ariane 6 : la dernière ligne droite avant le décollage

Dans les usines girondines d’ArianeGroup, on fabrique déjà certaines des pièces qui équiperont les premiers exemplaires d’Ariane 6, le nouveau lanceur de la gamme européenne. Le tir inaugural est espéré avant la fin de l’année. Et le carnet de commandes est suffisamment épais pour faire partir 29 fusées

Oublier l’échec de 2019

Les enjeux étaient immenses tant pour Boeing, qui tente de réussir ce vol d’essai depuis des années, que pour la Nasa, qui a investi plusieurs milliards de dollars dans le développement du vaisseau. Elle souhaite à l’avenir en louer les services pour transporter ses astronautes jusqu’à la Station spatiale internationale.

L’atterrissage sans encombre permet au géant aéronautique américain d’enfin conclure une mission réussie de bout en bout, après un échec en 2019. Et du même coup de redorer un peu son image, après s’être fait doubler par SpaceX, dont la capsule sert déjà de taxi à la Nasa depuis 2020.

L’écoutille de Starliner avait été fermée mardi par les astronautes à bord de l’ISS. Elle rapporte avec elle 270 kg de chargement, notamment des réservoirs réutilisables d’oxygène, qui seront remplis sur Terre et renvoyés en orbite ultérieurement.

Arrimage réussi

Starliner avait décollé de Floride jeudi dernier, et s’était pour la première fois arrimée à l’ISS le lendemain. Ces derniers jours, de nombreux tests ont été effectués pour vérifier le bon fonctionnement du véhicule une fois connecté au laboratoire volant.

Mais la réussite de l’arrimage vendredi, en particulier, avait représenté un vrai soulagement pour Boeing, après une première tentative en 2019. Starliner avait à l’époque dû rebrousser chemin plus tôt que prévu, avant de réussir à atteindre la station. L’atterrissage n’avait lui pas posé de problème.

Problèmes techniques

Après cette première mission ratée et une longue période d’ajustements, le vol d’essai devait être retenté en août 2021. Mais alors que la fusée se trouvait déjà sur le pas de tir, des valves de la capsule s’étaient retrouvées bloquées à cause d’un problème d’humidité. Le vaisseau avait dû retourner à l’usine pour des réparations — pendant dix mois.

Cette fois, le vol vers l’ISS s’est bien déroulé, malgré quelques accrocs notamment un souci détecté dans le système de propulsion : deux des 12 propulseurs utilisés par la capsule pour se placer sur la bonne trajectoire après le décollage n’ont pas fonctionné. La capsule s’était aussi amarrée en retard, à cause d’un souci technique sur le dispositif lui permettant de s’accrocher à la station. Des problèmes qui restent mineurs, comparés aux embûches précédentes.

Après cette mission, un deuxième vol de démonstration, avec cette fois des astronautes à bord, devra être effectué pour que le vaisseau obtienne l’homologation de la Nasa.