Energie : l’Italie mise sur le gaz africain pour ne plus dépendre de la Russie

De nouveaux partenariats

Dans ce but, le premier ministre italien devait se rendre en personne ce mercredi 20 avril à Luanda et jeudi à Brazzaville pour y conclure de nouveaux contrats de fourniture. Positif au Covid-19, il a été remplacé par son ministre des Affaires étrangères. Avec le président angolais João Manuel Gonçalves Lourenço, ils ont convenu tous deux de « renforcer le partenariat bilatéral […] en particulier dans le secteur énergétique ».

Ces dernières semaines, Rome a déjà conclu des accords avec l’Algérie et l’Egypte. Alger, actuellement son deuxième fournisseur, contribue déjà pour environ 30 % de sa consommation. L’accord conclu avec l’Egypte pourrait en outre permettre de convoyer en Europe et en Italie jusqu’à trois milliards de m³ de gaz naturel liquéfié dès cette année. L’Italie est aussi en pourparlers avec l’Azerbaïdjan au sujet de l’extension du gazoduc transadriatique, qui pourrait renforcer la sécurité énergétique italienne mais aussi européenne grâce à un afflux de 10 milliards de m³ de gaz.

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Revoir le modèle

L’Italie est l’un des plus gros consommateurs européens de gaz, qui représente 42 % de sa consommation énergétique. Elle importe 95 % de son gaz. Le gouvernement espère réduire cette dépendance en accélérant les investissements dans les renouvelables, notamment en allégeant les obstacles bureaucratiques à l’installation d’éoliennes et de panneaux solaires.