Économie : la famille Mulliez met en vente l’enseigne Pimkie et ses 232 magasins

Pimkie, qui compte 232 magasins en propre et 81 en affiliation pour 1 500 salariés, avait réalisé près de 200 millions d’euros de ventes en 2020. L’enseigne fondée en 1971 avait nommé début janvier Philippe Favre, dirigeant spécialisé dans la gestion d’entreprises en difficulté, au poste de directeur général.

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Crainte de fermetures

Avec cette arrivée, les salariés s’attendaient à « un retournement d’entreprise avec une restructuration, certainement des fermetures de magasins », a expliqué lundi Karine Therage, responsable de magasin dans le Pas-de-Calais, élue au CSE et déléguée syndicale CFE-CGC. Mais la semaine dernière, « l’annonce a été faite sur la recherche d’un potentiel actionnaire », poursuit-elle. « Ils cherchent un actionnaire qui pourrait redonner un avenir à l’entreprise ».

Le syndicat craint que le repreneur ne suive la voie tracée par Philippe Favre, prévoyant des fermetures de magasins. « On trouve ça dommage que ce soit le repreneur et pas la famille Mulliez qui fasse le sale travail. On ressent ça comme une trahison », déplore Karine Therage.

« Les salariés mis à mal »

L’enseigne subit depuis le début du XXIe siècle la crise du textile, qui a fait souffrir de nombreux groupes autrefois florissants du secteur de l’habillement, comme André, Camaieu ou La Halle par exemple.

Sur sa page Facebook, la CFDT s’inquiète que le processus de mise en vente « remet (te) tout le + business plan + en cause », laissant le champ libre au nouvel acquéreur, ce qui est « une source d’angoisse supplémentaire pour les salariés ».