Économie : la Banque de France abaisse sa prévision de croissance à 2,3 % en 2022

« La croissance serait affectée par le niveau actuel de l’inflation qui pèse sur le pouvoir d’achat, et par la détérioration de la conjoncture économique internationale ainsi que par le contexte géopolitique très incertain », estime la banque centrale française dans ses nouvelles projections économiques.

Les « chocs actuels » persisteraient l’an prochain dans une certaine mesure, entraînant un nouveau ralentissement de l’économie, avec une croissance de 1,2 %, avant que l’activité ne reprenne de manière plus vigoureuse en 2024, le produit intérieur brut (PIB) progressant de 1,7 %, prévoit encore la Banque de France.

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Dans le détail, l’Insee souligne que dans les services, les prix ont accéléré en particulier dans l’hébergement, et la restauration. Les prix de l’énergie, qui se traduisent par une nette hausse des prix des carburants, n’ont fait qu’augmenter sauf ceux de l’électricité qui ralentissent

Mais la hausse du PIB de cette année « tient essentiellement à l’élan » apporté par la forte croissance de l’an dernier (7 %), précise-t-elle, alors que « les trimestres de l’année en cours contribueraient peu à la croissance », signe du coup de frein de l’économie, qui a même vu le PIB reculer de 0,2 % au premier trimestre par rapport au dernier trimestre 2021.

L’inflation sera plus élevée

Du côté de l’inflation, la Banque de France prévoit une accélération à 5,6 % en moyenne cette année de l’indice IPCH, avant de ralentir à 3,3 % en 2023 puis 1,9 % en 2024.

« L’inflation sera plus élevée, plus large et durera plus longtemps », en se diffusant aux services après s’être concentrée sur l’énergie et l’alimentation. Au total, la guerre en Ukraine et ses conséquences engendreraient une perte de 2 points de PIB entre 2022 et 2024 en France, ainsi qu’une hausse de 3,5 points de l’inflation.