Economie du cognac : Hennessy veut une « prospérité partagée » avec le monde viticole

On l’a vérifié, ces 9, 10 et 11 mai à Cognac, où le numéro 1 du cognac réunissait ses 1 600 partenaires viticulteurs. La réunion se déroulait à l’Espace 3000, dans un décor façon terrain de basket. Oui, Hennessy veut jouer collectif. À l’heure où les approvisionnements en vin et eaux-de-vie sont tendus, la maison bichonne ses livreurs. Elle veut une « prospérité partagée » avec le monde viticole charentais. Cinq mesures ont été présentées par Florent Morillont, directeur des affaires institutionnelles, et
Stéphane Baudribos, directeur du développement des relations viticoles.

Ces mesures sont d’abord d’ordre financier :

1) une prime dite de « partenariat durable », évolutive, pouvant aller jusqu’à 100 euros par hectolitre d’alcool pur, selon l’intensité du partenariat avec Hennessy et l’engagement de l’exploitant vers la viticulture durable ;

2) la proposition de rendre les droits nouveaux de plantation éligibles à la SICA de Bagnolet (la coopérative associée du négociant, qui apporterait de la trésorerie en achetant des eaux-de-vie de deux et trois ans d’âge) ;

3) l’achat de tous les vins et de toutes les eaux-de-vie à un prix de référence plancher, avec de nouvelles bonifications « qualité ».

Laurent Boillot, PDG d’Hennessy, entouré de Stéphane Baudribos (à gauche), nouveau directeur du développement des relations viticoles, et Florent Morillont, directeur des affaires institutionnelles.

Laurent Boillot, PDG d’Hennessy, entouré de Stéphane Baudribos (à gauche), nouveau directeur du développement des relations viticoles, et Florent Morillont, directeur des affaires institutionnelles.

Anne Lacaud/ « Sud Ouest »

Enfin, Hennessy promet une « proximité plus étroite avec les membres du comité de dégustation », via :

4) des sessions de dégustations partagées et des rencontres sur le terrain, chez les viticulteurs, dans tous les crus ;