Dordogne : un premier pas vers l’autonomie en électricité

Initié en 2019, ce projet comprend deux sites producteurs situés sur les toits du gymnase et des logements de La Grenardière, à proximité du Campus Périgord. Ceux-ci alimentent le gymnase, désormais autosuffisant, et sept autres sites comme le collège Clos-Chassaing ou la bibliothèque départementale de prêt (BDP), tous à moins de deux kilomètres.

Autonomie

Pour Germinal Peiro, président du Conseil départemental de la Dordogne, il faut réfléchir à un plan départemental pour une autonomie énergétique. Il annonce envisager « l’autosuffisance des 400 000 habitants du département. Pour cela, nous mettons en avant les énergies renouvelables, dont le photovoltaïque, le bois, sans oublier l’énergie hydrogène ».

Jean Paoletti, Gladys Staessens, Benjamin Rouhaud, Mathieu Mansouri et Germinal Peiro lors de l’inauguration des panneaux photovoltaïques.

Jean Paoletti, Gladys Staessens, Benjamin Rouhaud, Mathieu Mansouri et Germinal Peiro lors de l’inauguration des panneaux photovoltaïques.

Stéphane Klein/ « Sud Ouest »

L’idée est de sécuriser l’approvisionnement en électricité sur le long terme et de réduire la facture. La collectivité a donc franchi le pas en créant ce site de production d’électricité photovoltaïque en partenariat avec le Centre régional des énergies renouvelables (CRER) et son directeur adjoint Mathieu Mansouri. L’entreprise Girerd ENR, représentée par son directeur général Benjamin Rouhaud, s’est chargée de la mise en place des panneaux. Tandis qu’Enedis, avec Jean Paoletti et Gladys Staessens, respectivement directeur régional et directrice déléguée d’Enedis Aquitaine Nord, a mis en place les raccordements avec le réseau électrique et la répartition de la production.

Mis en service en septembre 2021, les 267 panneaux photovoltaïques installés sur le toit du gymnase de La Grenadière représentent une surface de 470 m². La production annuelle moyenne est de 119,51 kWh, soit la consommation de 34 foyers. Elle subvient donc à la totalité des besoins énergétiques du gymnase et le reste est redistribué vers les sept sites consommateurs aux alentours.

D’un coût de 163 000 euros, ce site de production d’électricité photovoltaïque permet d’économiser 15 000 euros par an en électricité et 5 000 euros en gaz naturel pour le chauffage, tout en évitant un rejet de 17 tonnes de CO2 par an.

16 projets d’ici 2024