Dordogne : l’histoire de la Villa 1613, une vieille demeure à vendre à Mensignac

Une vue par drone de l’ensemble du bâtiment.

Une vue par drone de l’ensemble du bâtiment.

Le Nail

Au-dessus de la porte l’inscription 1613 atteste l’ancienneté de la demeure

Au-dessus de la porte l’inscription 1613 atteste l’ancienneté de la demeure

Chassain Hervé/SUD OUEST

Le couple a raconté l’histoire de ce lieu dans un article, écrit paru dans le dernier bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord (Shap) dont ils sont adhérents. L’inscription 1613, au-dessus de l’entrée, atteste de son ancienneté et de l’identité de son premier propriétaire, le notaire royal Martial Rey.

Dans la cave, Michel Montury et l’agent immobilier Bruno Guérin du cabinet Le Nail

Dans la cave, Michel Montury et l’agent immobilier Bruno Guérin du cabinet Le Nail

Chassain Hervé/SUD OUEST

Son authenticité se constate à ses fenêtres à meneaux, sa tour carrée avec son vertigineux escalier en bois, ses planchers de bois parfois cloutés, la charpente de ses greniers et sa cave voûtée, certainement antérieure à la construction actuelle. « Le château d’origine a dû être reconstruit après les guerres de Religion qui ont fait des dégâts, notamment lors de la bataille de Mensignac en 1568 », commente Michel Montury.

« L’anti-Club Med »

« On avait trouvé ici, à notre arrivée en Dordogne, de quoi se projeter dans l’avenir », explique le retraité. Le couple a investi dans ce domaine beaucoup en temps et d’argent. Et il en fallait pour remettre en état un bâtiment acheté dans son jus. « Nous avons surtout fait travailler des artisans locaux », soulignent les propriétaires.

« Nous ne vendrons qu’à des personnes qui auront le coup de cœur »

Tout en conservant le cachet des lieux, ils ont pu installer un chauffage par pompe à chaleur, camouflant les échangeurs dans un local, et mettre du double, voire du triple vitrage sur des fenêtres anciennes sans que cela soit visible. Dans le parc Ils sont fiers de leurs arbres fruitiers et chênes truffiers. Cette propriété a une âme qu’ils n’ont cessé de renforcer. Leur seul regret, c’est qu’ils n’y ont pas trouvé de fantôme.

L’escalier de bois installé dans la tour a dû remplacer un ancien escalier de pierre

L’escalier de bois installé dans la tour a dû remplacer un ancien escalier de pierre

Chassain Hervé/SUD OUEST

L’âge avançant, la décision de s’en séparer a été prise. Mais pas n’importe comment. « Depuis la mise en vente il y a près de deux ans, nous avons vu passer des Américains, des Anglais évidemment, des Italiens, des Français qui venaient faire du tourisme, et d’autres à qui il aurait presque fallu donner de l’argent pour qu’ils achètent », raconte Michel Montury. « Nous ne vendrons qu’à des personnes qui auront le coup de cœur, ajoute-t-il. Ce n’est pas qu’une question d’argent : il y a toute cette histoire. Cette maison c’est l’anti-Club Med. »

La mise à prix est fixée à 590 000 euros.