Discrimination sexiste : Google paye 118 millions de dollars pour solder une plainte collective de femmes

Quinze mille femmes ont poursuivi le géant de l’informatique Google. Quinze mille femmes ont poursuivi le géant de l’informatique Google.

Google a accepté de payer 118 millions de dollars pour solder une plainte en nom collectif accusant le groupe d’avoir discriminé les femmes en termes de salaires et d’échelons en Californie, ont annoncé deux cabinets les défendant, vendredi 10 juin. La plainte avait été engagée en 2017 devant un tribunal de San Francisco par des anciennes employées de Google estimant que le moteur de recherche payait les femmes moins que les hommes sur des postes équivalents et qu’elles étaient assignées à des échelons moins élevés que des hommes à expériences et qualifications équivalentes car l’entreprise se basait sur leurs salaires précédents.

Selon le texte de l’accord, rendu public par les avocats, Google « nie toutes les allégations de la plainte et maintient que [le groupe] s’est pleinement conformé à toutes les lois, règles et réglementations applicables à tout moment ». L’entreprise, filiale d’Alphabet, n’avait pas dans l’immédiat répondu à une sollicitation de l’Agence France-Presse.

Déjà une procédure en 2021

Les deux parties ont décidé de négocier un accord afin d’« éviter les coûts de la poursuite d’une procédure, tout en garantissant une indemnisation pour les plaignants », ajoute le document. L’accord doit encore être approuvé par un juge.

Le moteur de recherche avait déjà accepté en 2021 de payer 3,8 millions de dollars au ministère du travail américain à la suite d’accusations de discriminations envers des femmes et des Asiatiques. La plus grande partie de cet argent devait servir à indemniser 2 565 femmes employées par Google à des postes d’ingénieur, ainsi que près de 3 000 personnes, candidates féminines ou candidats d’origine asiatique, qui n’avaient pas été choisis pour de tels postes. Google avait alors déclaré que les discriminations avaient été détectées au cours d’une analyse interne de routine et que l’entreprise avait accepté de verser cette somme pour corriger la situation, tout en niant avoir enfreint la loi.

Le Monde avec AFP