Dax : l’atelier de gravure Olhagaray prêt à s’écrire un avenir

L’adresse est connue de toute association, club ou comité appelé à distribuer des récompenses ou honorer ses membres. « Nous avons commencé par les coupes, dont nous assemblions les morceaux à la main. C’est un ami colombophile, comme mon mari, qui nous a donné l’idée. »

Grâce à Jean-Michel – l’un de leurs enfants, décédé l’année dernière – cette entreprise familiale s’est aussi imposée comme une référence landaise en matière de gravure. « La préfecture et le Conseil départemental des Landes font notamment appel à nous. »

L’adresse est connue de toute association, club ou comité appelé à distribuer des récompenses.

L’adresse est connue de toute association, club ou comité appelé à distribuer des récompenses.

Philippe Salvat

Âme et savoir-faire

« En début d’année, j’ai même eu la surprise d’avoir une commande de la Confrérie des bœufs gras de Bazas », confie Claire Desclaus. Depuis le mois de janvier, elle est la nouvelle responsable du commerce, aux côtés de Frédéric Laussu, entrepreneur en pompes funèbres.

Voisin de l’échoppe de l’atelier de gravure depuis neuf ans, il en était l’un des fidèles clients. « Quand la famille Olhagaray m’a parlé de son intention de cesser son activité, je me suis dit qu’il ne fallait pas que ce savoir-faire disparaisse dans ce lieu qui a une âme. »

Le croque-mort s’est donc décidé à prolonger la vie de cette activité, dans un esprit de circuit court entre les cercueils proposés et les plaques à apposer dessus. Elles continueront d’être réalisées par Patrick Dussarrat, entré dans l’entreprise en 1997. Entre travail manuel et maniement de l’informatique, le graveur manie aussi bien la commande numérique que le laser.

Patrick Dussarrat est entré dans l’entreprise de gravure de la famille Olhagaray en 1997.

Patrick Dussarrat est entré dans l’entreprise de gravure de la famille Olhagaray en 1997.

Philippe Salvat

Les verres après les vers

Une nouvelle machine doit prochainement être installée dans l’atelier. En capacité de graver au laser des formes cylindriques, l’outil doit permettre aux nouveaux exploitants de diversifier leur activité. « On a l’intention de proposer des verres personnalisés, chose qui ne se fait pas du tout par ici », avance Claire Desclaus.

Si quelques couteaux demeurent proposés à la vente, les rayonnages que la famille Olhagaray consacrait à la chasse et à la pêche ont, quant à eux, disparu. « C’était le truc de mon mari et de ma fille, Marie. Moi, les asticots et les vers, ça ne m’a jamais intéressée », se souvient Monique Olhagaray.

Elle a vu le métier de graveur changer. « Quand nous avons commencé, nous travaillions encore à la main. Nous utilisions un pantographe, avec des chablons que nous assemblions pour composer le texte », rappelle l’octogénaire. Il s’agissait alors de faire preuve de délicatesse, avec des lettres tout juste grandes de quelques millimètres à graver au dos d’un cercle de métal.

Le commerce fondé en 1980 par la famille Olhagaray est devenu une référence landaise en matière de gravure.

Le commerce fondé en 1980 par la famille Olhagaray est devenu une référence landaise en matière de gravure.

Philippe Salvat

Si l’activité est « tombée à zéro » depuis deux saisons, avec l’arrêt de toute compétition sportive en raison de la crise sanitaire, Monique Olhagaray se veut rassurante sur la reprise. « Sur une année, nous faisions entre 10 000 et 15 000 médailles. »