Crash d’un avion en Gironde : « J’ai attrapé un autre extincteur et je les ai rejoints »

Le crash a eu lieu à quelques centaines de mètres des locaux de Fives…

Le crash a eu lieu à quelques centaines de mètres des locaux de Fives, une entreprise d’ingénierie industrielle. Peu de temps après l’accident, plusieurs de ses employés ont tenté d’aller sur les lieux, munis d’extincteurs, pour essayer de porter secours aux passagers.

« On a entendu un bruit »

« On discutait entre collègues et on a vu de la fumée, on a entendu un bruit aussi, témoigne l’un d’eux. On s’est tout de suite dit que c’était un crash d’avion. » L’aérodrome de Bordeaux-Léognan-Saucats est à quelques kilomètres de là, et beaucoup de petits avions survolent la zone chaque jour.

D’après ce jeune homme, cinq personnes de Fives sont parties sur le lieu du crash avec un extincteur. « Puis j’ai entendu une voix appeler à l’aide, j’ai attrapé un autre extincteur et je les ai rejoints, raconte-t-il, encore bouleversé par l’événement. La zone était très difficile d’accès et en arrivant, les flammes faisaient plusieurs mètres de haut déjà. » L’avion est inaccessible et les extincteurs sont inefficaces face à ce type de feu. « On a appelé, mais on n’entendait plus rien, affirme-t-il. C’était horrible. »

D’après Olivia Poupot, le colonel commandant le groupement départemental de la gendarmerie de la Gironde, la cellule psychologique du Samu a été mobilisée pour les employés.

On pouvait apercevoir de la fumée, peu de temps après l’accident.

On pouvait apercevoir de la fumée, peu de temps après l’accident.

Boris Lablée

Dans une autre entreprise, les employés n’ont aperçu que la fumée, sans entendre de bruit. « C’était très noir, donc on s’est dit qu’il devait y avoir un feu », explique une femme, précisant avoir vu les employés de Fives sortir avec les extincteurs. « Chaque jour, un avion passe toutes les dix minutes au-dessus de nos têtes, ça va du Cessna au DR400 », déclare un autre.

L’avion était le second d’un cortège de trois, qui partait en vacances. Les causes de l’accident sont encore inconnues.