Conduite autonome : Mercedes va vendre, avant Tesla, des voitures avec autopilote

« Drive Pilot » tel qu’il sera vendu ne peut cependant conduire le véhicule sans intervention humaine que dans certaines situations précises : en cas de fort trafic sur les autoroutes, avec une vitesse maximale de 60 km/h. Le dispositif prévoit que le conducteur puisse consulter des mails, naviguer sur internet ou regarder un film sur l’écran central de la voiture. « Les clients peuvent se détendre ou travailler », note Mercedes-Benz.

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Tandis que la France s’apprête à modifier son bon vieux Code de la route, la course aux véhicules entièrement autonomes est au ralenti. Contrairement aux slogans, entre défis technologiques et juridiques, ce n’est pas demain la veille que l’on fera la sieste sur la banquette arrière

Nombreux capteurs

Mais le pilote doit être à tout moment en capacité d’intervenir en moins de dix secondes si le système le lui demande. Dans le cas contraire, la voiture s’arrête automatiquement « de manière sécurisée ». Pour analyser son environnement et décider des manœuvres, l’EQS et la Classe S s’appuient sur un grand nombre de capteurs, dont un système LiDAR (télémétrie laser) de l’équipementier Valeo. De l’aide à la conduite aux voitures sans pilote, le degré d’autonomie d’un véhicule comprend cinq niveaux.

Chez Tesla, la conduite autonome commercialisée actuellement est de « niveau 2 » et nécessite un conducteur attentif à tout moment, supervisant les opérations de l’ordinateur de bord. L’entreprise d’Elon Musk, pionnière de la mobilité électrique et autonome, est par ailleurs sous le feu des critiques du régulateur américain, qui lui reproche d’avoir ignoré ses recommandations sur le système d’aide à la conduite.

Première homologation mondiale

Mercedes-Benz avait obtenu en décembre dernier la première homologation mondiale pour commercialiser des véhicules hautement autonomes conformes à la norme UN-R157, là où la législation locale l’autorise. Après l’Allemagne, le constructeur dit vouloir obtenir « d’ici la fin de l’année » l’autorisation de commercialisation en série en Californie et au Nevada. L’Allemagne est pionnier européen de la conduite autonome : depuis 2017, la conduite de niveau 3 y est autorisée.