Cognac : un beau coup de pouce financier pour ces jeunes entrepreneurs, récompensés par le Rotary Club

« J’ai commencé dans mon garage au fond du jardin »

« L’objectif des CPAJ ? Ramener de l’emploi dans le bassin de vie », explique Michel Pasquet, responsable de l’initiative. Pour la petite histoire, ces bourses ont été mises en place grâce à une vente aux enchères de 1 008 bouteilles de cognac issues de la collection du Rotary Club. Lui permettant d’empocher pas moins de 300 000 euros, une enveloppe réservée depuis à l’attribution de bourses afin d’aider de jeunes entrepreneurs dans leur projet professionnel.

Maxime Renou, lauréat du Grand prix, empoche une enveloppe qui lui permettra de « gagner en sérénité » et d’embaucher un collaborateur.

Maxime Renou, lauréat du Grand prix, empoche une enveloppe qui lui permettra de « gagner en sérénité » et d’embaucher un collaborateur.

C. S.

Tremplin vers le succès

« Cette année, nous avons eu un très bon cru ! », estime Michel Pasquet. Sur huit dossiers présentés, quatre ont été récompensés. Mais c’est bien l’industriel Maxime Renou qui a particulièrement marqué le jury, dont certains membres travaillaient dans les maisons de négoce alentour. « Il y avait un trou dans la raquette », fait remarquer le jeune homme. En effet, malgré la logique de relocalisation de l’activité, c’est encore à l’étranger, notamment en Allemagne que les maisons se fournissent en convoyeurs, ces « tapis roulants » faisant le lien entre les différentes stations de la chaîne d’embouteillage.

Aussi, ces 6 000 euros vont permettre à Maxime Renou d’intégrer un nouveau collaborateur afin de faire grandir son entreprise locale et déjà prometteuse. La bourse CPAJ ne fait donc pas tout. Mais semble bien représenter un tremplin vers le succès, à l’image de Mégane Jeanmaire, présent pour cette remise de prix 2022.

Mégane Jeanmaire, créatrice et designer de lunettes, a reçu l’étoile du commerce et de l’artisanat charentais en 2021.

Mégane Jeanmaire, créatrice et designer de lunettes, a reçu l’étoile du commerce et de l’artisanat charentais en 2021.

C. S.

Lauréate en 2017, la jeune Cognaçaise de 28 ans a depuis monté son entreprise de lunettes pour femmes Meg, reconnaissables à leur pic au niveau du nez. « La bourse CPAJ m’a permis de payer ma place pour exposer au Salon mondial de l’optique à Paris et de me faire un nom. » L’avenir de Maxime Renou semble tout aussi brillant. Et ses débuts dans son garage ne sont pas sans rappeler d’autres success-stories bien connues de la Silicon Valley…