Cognac : l’imprimerie Bidoit allie innovation et engagement environnemental

Considérée comme une imprimerie référente en termes d’embellissement…

Considérée comme une imprimerie référente en termes d’embellissement et d’innovation, Bidoit « fait partie du groupe Inessens, créé en 1996 par M. Groshens, qui compte neuf entreprises d’imprimerie un peu partout en France. Cela permet d’être au plus près des clients. » La spécificité de Bidoit est, on l’a dit, l’embellissement des étiquettes, « on peut tout faire, du gaufrage, de la mise en relief, de la dorure, utiliser des papiers particuliers. Nous sommes vraiment positionnés sur de l’étiquette haut de gamme. » Avec un mot d’ordre : « Offrir un niveau de qualité constant pour répondre au degré d’exigence de notre clientèle. »

« L’écoconception est une vraie valeur au sein du groupe »

Une exigence totalement compréhensible pour Marie Hardel : « L’étiquette est ce que le consommateur voit sur les rayonnages en magasin. Souvent, elle oriente son choix et il peut faire l’amalgame entre la qualité de l’étiquette et celle du produit. »

“Une vocation”

Le marché de Bidoit ? Le cognac et autres spiritueux et les vins, principalement ceux de Bordeaux et du Val de Loire, « mais cela peut venir d’autres régions, en fonction de la demande ». La différence entre spiritueux et vins ? « Sur le cognac, par exemple, il y a beaucoup de souhaits de couleur et d’embellissement, c’est un peu moins vrai pour le vin, le niveau d’exigence n’est pas le même, mais il y a tout de même eu une montée en gamme ces cinq dernières années. »

L’entreprise fournit les marchés des spiritueux et des vins.

L’entreprise fournit les marchés des spiritueux et des vins.

D. F.

L’autre mot d’ordre est celui de l’innovation. « C’est une vraie vocation. Sur une demande de client, on évalue ce qui est techniquement possible de faire et on propose des solutions en amont. L’avantage d’être dans ce groupe est de pouvoir faire appel aux savoir-faire des autres, puisque chaque imprimerie possède sa spécificité, sur des demandes particulières de clients. De plus, Inessens possède son agence de création », poursuit Marie Hardel.

Plus vert

L’innovation rejoint un autre engagement, celui de mettre en place des pratiques résolument plus vertes pour limiter l’impact environnemental de l’activité de l’imprimerie. « On cherche à se fournir en papier biosourcé. L’idée est d’avoir d’autre matière que le bois comme base de nos supports, pour éviter d’avoir recours à du papier issu de coupes d’arbres. Cela peut être des résidus de canne à sucre ou de déchets végétaux récupérés pour en faire une pâte : des résidus de râpes de vigne, de pommes, d’écorces d’agrumes. Cela participe à l’économie circulaire et nos clients sont de plus en plus sensibles à cette dimension, la demande est grandissante. »

Dans le même ordre d’esprit, l’imprimerie Bidoit utilisé des encres réalisées à partir de pigments naturels, « qui sont un peu moins polluantes. Pour les créer, cela nécessite de faire d’abord des essais et des réglages sur les machines. Nous avons ainsi pu proposer tout un nuancier de couleurs », indique Marie Hardel. « L’écoconception constitue une vraie valeur au sein du groupe », ajoute-t-elle.