Cognac : la « vallée des spiritueux » fédère désormais 130 entrepreneurs

Julien Courtey-Février, directeur de l’association Spirits Valley.

Julien Courtey-Février, directeur de l’association Spirits Valley.

Philippe Ménard/Archives « Sud Ouest »

Spirits Valley a été créé en 2016. Quelle est cette association ? Quelles sont ses missions ?

L’association Spirits Valley est née d’un constat : la vallée de la Charente possède tous les opérateurs, permettant de créer des spiritueux – cognac, liqueurs, vodkas, gins, whiskys et rhums – haut de gamme. Spirits Valley c’est l’agrégation des compétences et des métiers sur la chaîne de valeurs des spiritueux pour permettre aux entreprises de mener des actions structurantes. On intègre donc de manière transversale près d’une quinzaine de savoir-faire – chaudronnerie, services, conditionnement, distillation, transport, négoce, stockage, bouchage, imprimerie, embouteillage, mixologie – de la distillation jusqu’à la mise en marché. Notre objectif est donc d’accompagner les entreprises de l’écosystème spiritueux dans leur développement.

Combien d’adhérents comptez-vous ? Quels sont leurs profils et quelles sont les conditions pour intégrer l’association ?

Nous avons ouvert l’adhésion en 2018 et aujourd’hui nous comptons 130 adhérents, assez jeunes avec une dynamique de féminisation. Pour intégrer Spirits Valley il faut que celui (ou celle) qui postule appartienne à l’un des quatorze savoir-faire évoqués précédemment et qu’il (elle) soit implanté(e) dans la vallée de la Charente : Angoulême, Cognac et la Saintonge.

Daniel Braud, président de la CCI de Charente, Jérôme Sourisseau et Julien Courtey-Fevrier, respectivement président et directeur de Spirits Valley.

Daniel Braud, président de la CCI de Charente, Jérôme Sourisseau et Julien Courtey-Fevrier, respectivement président et directeur de Spirits Valley.

Timothée Croisan-Cécina

Quelles grandes actions avez-vous menées ?

En cinq ans nous avons réalisé une cartographie recensant environ un millier d’entreprises et 1 200 emplois directs. Nous avons aussi recensé une cinquantaine de formations en 2016 et une centaine l’an dernier, avec un taux d’apprentissage de 64 %, trois fois supérieur à la moyenne nationale. Nous avons également créé en 2017-2018 le guide de l’attractivité du Grand-Cognac. Durant la crise Covid, nous avons accompagné les adhérents à trouver des financements et à rebondir dans le monde digital. Une dizaine de nos adhérents étaient réunis cette année sur un stand lors du dernier Vinexpo organisé à Paris. En outre, nous avons également créé le Spirits Forum à Cognac dont la première édition s’est déroulée le 22 mars dernier.

Votre association grandit avec une dynamique qui semble constante. Quels sont vos objectifs et vos défis ?