Chômage : baisse de 5 % du nombre de demandeurs d’emploi au cours du premier trimestre 2022

Une agence Pôle emploi, à Bordeaux, le 8 février 2022. Une agence Pôle emploi, à Bordeaux, le 8 février 2022.

Le marché du travail français semble rester en bonne santé en dépit de la guerre en Ukraine. Au premier trimestre, le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) a diminué de 5 % sur l’ensemble du territoire – outre-mer compris –, selon les statistiques publiées, jeudi, par la Dares – la direction chargée des études au ministère du travail.

Cet indicateur se situe, désormais, à un peu plus de 3,19 millions et passe même sous la barre symbolique des trois millions (à 2,963 millions) si l’on ne tient compte que des variations pour la métropole, ce qui est sans précédent depuis près d’une décennie. Autant de bonnes nouvelles pour Emmanuel Macron, qui s’apprête à effectuer un second mandat, et pour le gouvernement sortant.

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Les évolutions sont favorables pour toutes les tranches d’âge, en particulier pour les inscrits dans la catégorie A de Pôle emploi qui ont moins de 25 ans : – 10,8 % entre le début janvier et la fin mars dans l’Hexagone, le recul étant encore plus ample sur un an (– 25,4 %). Une tendance sans doute imputable, en grande partie, à la forte croissance de l’apprentissage, soutenue par les aides accordées aux entreprises qui recrutent ce type de main-d’œuvre.

Emploi plus ou moins précaire

Ces chiffres sont toutefois contrebalancés par un autre phénomène, nettement moins positif. Le nombre de femmes et d’hommes qui recherchent un poste tout en exerçant une activité réduite (catégories B et C) continue, lui, de progresser (+ 0,6 % sur un trimestre en métropole). Il est probable qu’une partie des personnes auparavant inscrites dans la catégorie A en sont sorties en retrouvant un travail – à durée déterminée dans bien des cas –, si bien qu’elles continuent de pointer à Pôle emploi, mais dans les catégories B et C. Autrement dit, leur situation s’est améliorée, grâce à la reprise d’un emploi plus ou moins précaire.

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Le fait que les effectifs de la catégorie A continuent de refluer de façon aussi franche au cours des trois premiers mois de l’année était loin d’être acquis. Plusieurs données récemment publiées montrent, en effet, que l’économie tricolore est entrée dans une zone d’incertitude. Ainsi, au premier trimestre, le nombre de déclarations d’embauche de plus d’un mois hors intérim a très légèrement baissé ( – 0,5 %), selon l’Urssaf.

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