Cap Ferret. Lutte contre l’érosion : les propriétaires montent en première ligne

Ces propriétaires locaux, membres ou non des associations pour la défense de la Lugue et du Mimbeau, Lavergne, PALCF (association de protection et d’aménagement de la presqu’Île du Cap Ferret), ont préféré répondre à l’appel de la lutte contre le recul du trait de côte.

La mer a reculé de 50 mètres

Un appel lancé par Benoît Bartherotte, l’homme d’affaires qui, depuis 1985, mobilise une partie de sa fortune dans des travaux de sauvegarde de la pointe de sable, et par l’association des 44 hectares. Aidés par les explications du géomètre expert Jean-Yves Mas (cabinet Parallèle 45) et épaulés par Gabriel Marly, maire adjoint de Lège-Cap-Ferret, Jean-Lionel Clamadieu, président de l’association des 44 hectares, et Benoît Bartherotte ont, photos et images 3D à l’appui, pointé l’efficacité des travaux, notamment ceux de la digue qui part de sa propriété, mis en branle il y a trente-sept ans.

Benoît Bartherotte et Jean-Louis Clamadieu portent le projet de la mise en commun des fonds privés pour lutter contre l’érosion de la pointe.

Benoît Bartherotte et Jean-Louis Clamadieu portent le projet de la mise en commun des fonds privés pour lutter contre l’érosion de la pointe.

P. R.

« Avec l’aide des personnes qui ont appuyé financièrement mon association de défense de la pointe, nous avons pu maîtriser l’érosion marine, nous avons fait reculer la mer de 50 mètres alors qu’il n’en restait plus que 20 en août 2020, nos travaux ont fait leurs preuves », rappelait Benoît Bartherotte.

Mais c’est pour faire mieux, sans des financements d’État et « sans faire injustement payer pour la pointe où nous vivons des habitants du fond du Bassin » que les propriétaires de la pointe du Cap Ferret « doivent prendre leur destin en main », soulignait ce dernier.

« Pas de financement d’État ! »

Ces travaux, qui ont « fait leur preuve », concernent le réensablement du belvédère à la pointe initié par l’association de défense de la pointe sur le domaine public en accord avec le Siba, le maire de Lège-Cap-Ferret et l’État, le tout financé à 80 % par des fonds privés. Ils concernent aussi la digue dite « Bartherotte » qui s’avère déterminante dans la stabilité de la plage du mirador et l’allongement de la pointe obtenu par le réensablement.