Bordeaux rive droite : quatre villes ouvrent 11 hectares à l’agriculture bio

Depuis 2018, le Grand projet des villes (GPV) rive droite, groupement d’intérêt public regroupant les quatre villes, travaille à un programme alimentaire de territoire, en quête de foncier pouvant accueillir de la production en circuit court, avec des dimensions incontournables d’insertion et de formation en lien avec les quartiers populaires du territoire. En décembre 2020, le dossier porté par les villes et la Métropole est lauréat de l’appel à projets national Quartiers fertiles : près de 500 000 euros lançant plus concrètement le programme, dont une étape importante se déroule en ce mois de mars.

Cinq parcelles publiques sont d’ores et déjà détaillées dans l’AMI : deux à Bassens, une chacune pour Cenon, Floirac et Lormont

Anne Casenave, chef de projet Quartiers fertiles au GPV rive droite.

Anne Casenave, chef de projet Quartiers fertiles au GPV rive droite.

Y. D.

775 000 euros investis par les villes

« Nous avons identifié huit sites de production à ce jour, explique Anne Casenave, cheffe de projet Quartiers fertiles au GPV. Nous lançons la recherche de porteurs de projets sur plusieurs axes invariants : l’approvisionnement des cuisines centrales, un modèle cultural relevant de l’agriculture biologique, un nombre minimum de personnes en insertion, formation ou remobilisation, et le cofinancement des infrastructures de production. »

Cinq parcelles publiques sont d’ores et déjà détaillées dans l’AMI : deux à Bassens, une chacune pour Cenon, Floirac et Lormont. La plus importante est floiracaise avec les 3,5 hectares du Canon, entre rocade et domaine de la Burthe. Une étude de faisabilité vient d’y être lancée pour étudier la compatibilité entre zone humide locale et perspective d’agriculture. À Lormont, la parcelle expérimentale sera agrandie dix fois, tandis qu’à Cenon, l’espace en pente au sein du parc public du Loret pourrait avoir une vocation vitrine et fruitière.

Cinq des huit sites proposés aux projets d’agriculture bio à dimension sociale. Trois autres sont en cours de négociation.

Cinq des huit sites proposés aux projets d’agriculture bio à dimension sociale. Trois autres sont en cours de négociation.

Infographie « Sud Ouest » /Source : GPV rive droite

À Bassens, on trouve un hectare de plein champ mais aussi une langue de 6 000 m² le long de la voie ferrée et de la zone industrialo-portuaire. Terre de contrastes. Trois autres sites privés, deux sur Bassens, un sur Cenon, sont en cours de discussion pour finaliser la mise à disposition ou le rachat par la collectivité. Des villes qui vont investir 775 000 euros pour viabiliser ces huit fonciers. Le soutien de Quartiers fertiles se décline aussi sur deux emplois d’encadrants pendant deux ans et le cofinancement du matériel.

Premières plantations en 2023