Bordeaux : les retraités dans la rue pour demander l’augmentation des pensions

« La diminution du pouvoir d’achat » des retraités était la principale préoccupation pour les manifestants. « Depuis une dizaine d’années, on a nos pensions qui ne suivent plus du tout l’inflation », se désole Bernard Lafont, 77 ans. Ce dernier regrette notamment que le sujet de retraités ne soit pas abordé « en pleine période électorale ». « La seule chose dont on entend parler, c’est l’augmentation de l’âge du départ à la retraite », regrette-t-il.

Bernard Lafont, 77 ans, est venu de Saint-Martin-de-Seignanx (Landes) pour participer au cortège.

Bernard Lafont, 77 ans, est venu de Saint-Martin-de-Seignanx (Landes) pour participer au cortège.

V. G.

Défendre les générations futures

Or, pour de nombreux retraités, la diminution de leur pouvoir d’achat reste le sujet central. « On est des vrais vaches à lait, on ne nous augmente pas nos pensions mais, par contre, tout le reste augmente », s’insurge Lili, 74 ans. « Quand on a une retraite de 1 500 euros, 500 euros de loyer et que tous les prix ont augmenté, à la fin du mois on se dit ‘‘mais comment on fait ?’’. »

Toni Gomez, 80 ans, s’inquiète pour les générations futures.

Toni Gomez, 80 ans, s’inquiète pour les générations futures.

V. G.

Même son de cloche du côté de Toni Gomez, 80 ans. Cet habitant de Pessac désapprouve aussi la proposition du candidat Emmanuel Macron de reculer l’âge du départ à la retraite à 65 ans. « Qui va arriver en bon état à 65 ans ? » se questionne-t-il. Accoudé à son vélo, il se mobilise aussi pour les générations futures. « Ma vie est derrière moi, mais j’ai des enfants et des petits-enfants. Papi, il est descendu dans la rue, il a fait tout ce qu’il a pu. Mes enfants ne pourront pas me le reprocher. »

Sylvie Salaün, institutrice à la retraite, se bat notamment pour obtenir une revalorisation des pensions de retraite.

Sylvie Salaün, institutrice à la retraite, se bat notamment pour obtenir une revalorisation des pensions de retraite.

V. G.