Bordeaux : il y a un an jour pour jour, les premiers effondrements d’immeubles rue Planterose

L’enchaînement de cet effondrement, qui n’a fait aucune victime, avec celui de la Rousselle cinq jours plus tard allait braquer les projecteurs sur l’état du bâti ancien de l’hyper-centre bordelais. La suite est connue : nombre de signalements en forte hausse, arrêtés de péril imminent à l’avenant. Le dernier en date concerne plusieurs immeubles au coin de la place Gambetta, dont les commerces pourraient ne pas rouvrir avant plusieurs mois.

  • Avant : au lendemain du sinistre, vue sur les décombres des deux immeubles.

    Avant : au lendemain du sinistre, vue sur les décombres des deux immeubles.

    Archives Thierry David / “SUD OUEST”

  • Après : place nette a été faite et la dent creuse est désormais traversée de butons afin de maintenir les murs mitoyens.

    Après : place nette a été faite et la dent creuse est désormais traversée de butons afin de maintenir les murs mitoyens.

    GUILLAUME BONNAUD / “SUD OUEST”

Relogements « définitifs »

Rue Planterose, les deux immeubles effondrés étaient vides. Propriété d’InCité, société d’économie mixte gestionnaire du patrimoine ancien, ils devaient être démolis la semaine suivante, dans le cadre d’un programme de reconstruction. « Sous surveillance », ils avaient fait l’objet d’un arrêté de péril le 7 juin précédent, mesure qui avait entraîné l’évacuation préventive d’une quinzaine de personnes dans les immeubles mitoyens.

Des immeubles, dont les sols et plafonds sont aujourd’hui traversés d’étais, qui n’ont pas été réinvestis. Quatre appartements étaient habités au 22, 5 au 28 : tous les occupants ont été relogés « dans le parc d’InCité ou d’autres bailleurs », de façon « définitive », indique Benoît Gandin, directeur général d’InCité. Même Martina Koutsandréou, une artiste qui s’était mobilisée pour récupérer ses toiles, aspire aujourd’hui à tourner la page depuis son appartement du Grand Parc : « Le 28, rue Planterose ne nous concerne plus. Il n’y a plus rien de nous. Ils peuvent bien le démolir, puisque ça fait un moment qu’ils en avaient envie », écrit-elle sur son blog.

La reconstruction en suivant

« Le processus qu’on a engagé avec les propriétés ou copropriétés, avec les riverains, s’est passé dans un état d’esprit constructif », défend Benoît Gandin. « On assume nos responsabilités sur le sinistre de Planterose », dit-il encore. Prochaine étape : « la reprise intégrale » des murs mitoyens des 22 et 28, sans compter les travaux intérieurs dus à la forêt d’étais. L’heure est à « l’analyse des devis » et « on espère démarrer à l’automne », poursuit le directeur général d’InCité. Six mois de travaux sont annoncés.