Bordeaux : Floa Bank veut convertir l’Europe du Sud au paiement fractionné

Accélération en Europe en 2022

Floa Bank (ex-Banque Casino), et c’est aussi pour cela qu’elle réunissait ses troupes, vient d’être cédée par le groupe de distribution Casino au groupe bancaire français BNP Paribas. La banque dont le siège social est, comme Cdiscount, à Bordeaux compte 3 millions de clients aujourd’hui. Elle est un acteur majeur en Europe du paiement fractionné, autrement appelé « 3 fois » ou « 4 fois », soit une forme de crédit à la consommation. Le recours au paiement fractionné s’est accéléré avec la crise sanitaire et rencontre un grand succès auprès des clients des e-commerçants… et des agences de voyages. « Si vous payez vos prochaines vacances en plusieurs fois, il est très probable que Floa Bank soit derrière cette solution de paiement », assure Catherine Vidal, directrice générale de Floa Bank depuis octobre 2008.

Mike Horn lors de son intervention à la Faïencerie, à Bordeaux, coach d’un jour pour les équipes de Floa Bank.

Mike Horn lors de son intervention à la Faïencerie, à Bordeaux, coach d’un jour pour les équipes de Floa Bank.

P. R.

Acteur majeur en France de ce mode de financement qu’elle gère pour ses clients du commerce numérique, comme Cdiscount, mais aussi de la distribution physique, Floa Bank s’apprête à franchir un nouveau cap dans sa marche en avant.

« Nous disposons, avec notre nouvel actionnaire majoritaire, d’une puissance commerciale et des implantations nous permettant de nous développer plus fort et plus vite en Europe », explique la directrice générale. « Nous sommes présents dans cinq pays, nous allons en ajouter quatre d’ici à la fin de cette année 2022 », ajoute-t-elle. Il faut dire que la concurrence européenne monte en puissance avec l’arrivée de Square, PayPal, Scalapay ou encore Alma. La croissance en matière d’implantations est portée par celle du marché du paiement fractionné.

50 recrutements à venir, beaucoup à Bordeaux

Ce nouveau moyen de paiement séduit les consommateurs, « qui disent à 40 % être prêts à changer de commerce ou de site si ce dernier ne le propose pas », assure Catherine Vidal.