Bordeaux: dix ans après, Euratlantique veut montrer « la vie » dans ses quartiers

Rive droite, le Belvédère pousse vite (lire par ailleurs). Rive-gauche, la mutation s’achève : après Paludate, métamorphosé autour de la Méca, l’aménagement de l’ex-voie rapide en quais « urbains » va bon train, en attendant que la Métropole termine le pont Simone-Veil.

Gommer l’image du tout-béton

Côté Belcier, où à peu près toutes les tours sont élevées, le pont de la Palombe ouvrira bientôt par-dessus les rails. Derrière, tout un espace vert. L’aménagement de la « place Armagnac », sur les vestiges de l’ancien centre de tri postal, a commencé, ainsi que le « jardin d’Ars », sorte de promenade végétalisée qui cheminera de Belcier jusqu’au pont Veil – le tout doit être livré d’ici l’été, et permettre de gommer enfin l’image du tout-béton.

« Au final, à Belcier, il y aura autant d’espace pour les piétons que place Pey-Berland », indique un acteur du dossier. On a encore du mal à y croire. Et c’est bien l’enjeu de cette « année charnière » : voir Euratlantique comme un vrai lieu de vie, pas juste un interminable chantier. C’est ce que Valérie Lasek appelle « la mise en vie » des quartiers, en permettant enfin de s’approprier les lieux. Utile, à l’heure où la polémique gronde, rue Amédée-Saint-Germain.

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