Boé : en images, les logements squattés et dégradés des Résidences d’Aquitaine

Deux murs en agglo avaient été érigés pour que les squatteurs n’entrent plus. L’un de ces murs a été cassé au marteau-piqueur.

Deux murs en agglo avaient été érigés pour que les squatteurs n’entrent plus. L’un de ces murs a été cassé au marteau-piqueur.

E. V.

Quatre immeubles ont poussé, mais de multiples malfaçons ont rapidement été constatées. Certains appartements n’étaient pas aux normes, d’autres n’ont pas été terminés. Une procédure judiciaire a été lancée en 2013 et, depuis, ces acquéreurs qui ont investi ici pour défiscaliser, remboursent à perte un crédit chaque mois. « La moitié de ma retraite passe là, dans cet appartement inlouable », souffle Robert Moriot, venu de Normandie ce jeudi. Son épouse, Claire, ne décolère pas. « Nos enfants nous disent qu’en cas de problèmes financiers, ils sont là. Mais c’est censé être la situation inverse. »

Les propriétaires de ces logements sont venus ce matin à Boé. Dans l’appartement de Robert Moriot, de nombreuses déjections canines jonchent le sol.

Les propriétaires de ces logements sont venus ce matin à Boé. Dans l’appartement de Robert Moriot, de nombreuses déjections canines jonchent le sol.

E. V.

En avril, le promoteur immobilier véreux a été condamné à verser 1,2 million d’euros à ces malchanceux propriétaires. « La justice a été beaucoup trop lente… Les expertises se sont succédé durant près de dix ans. » De longues années qui ont inspiré de nombreux squatteurs. À l’intérieur, tableaux électriques, sanitaires, cuisines, parties communes et autres ont été arrachés.

Les portes ont été défoncées, les tableaux électriques également.

Les portes ont été défoncées, les tableaux électriques également.

E. V.

Ce jeudi 2 juin, cette délégation de propriétaires est venue rencontrer Habitalys, à qui appartient par ailleurs l’un des bâtiments, le C. Le bailleur social pourrait-il être « leur sauveur » et acquérir les trois autres bâtiments ? C’est ce qu’espèrent les 45 copropriétaires. « C’était une première rencontre. C’est très positif. Ce serait pour nous une bonne façon de sortir de ce bourbier », lâche Robert Moriot. « Nous devons prendre attache avec la mairie, l’Agglo d’Agen… Maintenant, c’est aux pouvoirs publics et aux collectivités locales de se bouger », conclut Patrice Minier.

Un chariot et des palettes ont été abandonnés dans les parties communes.

Un chariot et des palettes ont été abandonnés dans les parties communes.

E. V.