Biarritz : à l’Aquarium et à la Cité de l’océan, la fréquentation grimpe en flèche

Après deux années de pandémie, ponctuées d’ouvertures et de fermetures contraintes, de restrictions de jauges sur les deux sites, d’obligation de désinfection accrue des espaces et du matériel, les équipes menées par Olivier Mercoli tirent les leçons de la crise et respirent, portées par des tendances positives.

Mieux qu’avant la crise

« On a eu une année 2020 sidérante au mauvais sens du terme avec des directives changeantes en permanence, résume le directeur. En 2021, l’Aquarium a été ouvert seulement 60 % du temps et la Cité de l’Océan, 43 %. Ensuite, quand le passe sanitaire est devenu obligatoire, on a dû faire face à des dégradations et des comportements très agressifs de gens qui ne comprenaient pourquoi ils ne pouvaient pas rentrer sans. En 2022, c’est tout autre chose. Les gens ont envie de sortir, de profiter de la vie, de se faire plaisir. On le sent très nettement depuis le début de l’année. »

Un sentiment que les chiffres de fréquentation traduisent. Si ceux d’avril ne sont pas encore validés, le mois « va être très bon », promet Olivier Mercoli. Dans la continuité du premier trimestre 2022. Le nombre d’entrées dépasse globalement celui d’avant-crise, tant à la Cité de l’Océan qu’à l’Aquarium, la locomotive de la SEM.

Une file d’attente énorme devant la Cité de l’Océan, le 21 avril 2022. Même en été, avoir autant de gens qui patientent pour entrer, c’est du jamais vu selon la direction.

Une file d’attente énorme devant la Cité de l’Océan, le 21 avril 2022. Même en été, avoir autant de gens qui patientent pour entrer, c’est du jamais vu selon la direction.

SEM Biarritz Océan

Sur janvier, février et mars, l’Aquarium comptabilise 46 250 visiteurs contre 35 800 en 2019. La Cité de l’Océan, elle, a été fermée en janvier à cause du variant Omicron. En revanche, sur les deux autres mois, ils ont été 9 500 à s’y rendre contre 6 700 sur la même période avant la pandémie.

Dans un cas comme dans l’autre, c’est un mois de février exceptionnellement fructueux qui tire les chiffres vers le haut, avec 23 000 visiteurs à l’Aquarium (soit 10 000 de plus qu’en février 2019) et 6 300 à la Cité de l’océan (contre 3 600 il y a deux ans). « C’est d’autant plus marquant et étonnant que les stations de ski venaient de rouvrir et qu’il y avait de la neige. Cela confirme que Biarritz est une destination de plus en plus attractive aussi hors saison », analyse le directeur.

Les leçons du Covid-19

Si le repas de phoques en public avait dû être supprimé au plus fort de la crise, d’autres animations avaient disparu pour, là encore, diluer sur l’ensemble des espaces les flux de visiteurs. C’était le cas des interventions d’animateurs programmées à heures fixes durant les vacances devant le bassin des requins, les tortues ou dans la partie consacrée à la mangrove. Les bipèdes ont été remplacés par des présentations audio et vidéo diffusées toutes les 20 minutes.

Créé à la sortie du premier confinement, le palliatif a généré des retours positifs des visiteurs. De quoi décider de pérenniser l’outil hors congés scolaires. De l’avis de la direction, rien ne remplace complètement les commentateurs en chair et en os, à même de créer du lien et de répondre en direct à la soif de connaissances du public. Désormais, les deux coexistent : les humains pendant les vacances et les commentaires enregistrés qui apportent un plus à la visite, le reste du temps.

Les procédés de désinfection renforcée des casques de réalité virtuelle nécessaires pour profiter des attractions de la Cité de l’océan sont pérennisés.

Les procédés de désinfection renforcée des casques de réalité virtuelle nécessaires pour profiter des attractions de la Cité de l’océan sont pérennisés.

Archives Émilie Drouinaud/SUD OUEST

Du côté de la Cité de l’océan, les procédures de désinfection des casques de réalité virtuelle entre chaque visiteur avaient été drastiquement renforcées. Elles sont, elles aussi, pérennisées.

Enfin, la nécessité de comptabiliser en temps réel le nombre exact de visiteurs imposé, là encore, par le Covid-19 pour respecter des jauges précises, pousse la SEM à repenser et optimiser son système de billetterie. Un nouvel outil de gestion plus fine des flux est en test pour une mise en service à l’été. L’objectif est d’éviter notamment la frustration des clients qui ne peuvent entrer à certains créneaux horaires, lors des grosses affluences estivales. Un volant de places sera toujours disponible aux guichets des deux structures mais progressivement, l’achat des billets se fera de plus en plus ligne, via le site de Biarritz Océan.