Bénévolat : l’avènement des plateformes pour trouver une mission

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Plusieurs millions de Français donnent gratuitement de leur temps pour des associations. Parmi eux, les 18-35 ans sont de plus en plus nombreux à s’engager. Mais les structures peinent encore parfois à recruter

Face à la pandémie du Covid, le gouvernement, en mars 2020, réactivait cette notion de réserve civique en lançant la plateforme JeVeuxAider.gouv.fr déclinée à Bayonne, à La Rochelle ou encore à Pau. En quelques semaines, elle était prise d’assaut : 200 000 personnes s’y inscrivaient. Pendant les confinements successifs, ce sont 360 000 bénévoles qui se sont mobilisés. Et le site a acquis un rythme de croisière, de près de 10 000 missions de bénévolat actuellement disponibles sur tout le territoire.

Différentes actions

Avec la guerre en Ukraine, un nouvel onglet est apparu et des demandes prioritaires pour l’accueil, l’insertion sociale et professionnelle des réfugiés et l’apprentissage de la langue française ont fleuri, tandis que 7 000 nouveaux bénévoles se sont portés volontaires depuis le début du conflit. Et depuis quelques jours, un autre onglet : élection 2022, devenir assesseur.

À Bordeaux, on n’a pas attendu la crise sanitaire pour mobiliser les troupes avec la plateforme jeparticipe.fr devenue associations.bordeaux.fr. Au plus fort du Covid, jeparticipe.fr s’était ouvert à des propositions d’aide émanant d’usagers particuliers. Désormais, elle a repris ses contours initiaux et relaie les missions d’associations et d’institutions, permettant au bénévole en recherche d’une activité permanente ou ponctuelle de se positionner sur une tâche de soutien scolaire auprès de mineurs isolés étrangers, de rédacteur du bulletin d’information trimestrielle d’une association ou encore de tenue d’une boutique solidaire. Un rythme de 30 nouvelles missions par mois avec une trentaine de mises en relation entre associations et bénévoles.