Béarn et Soule : recrutement, animation… Les défis de l’hôtellerie-restauration

C’est un gros morceau qui va nécessiter un couteau bien affûté : celui du recrutement de salariés dans…

C’est un gros morceau qui va nécessiter un couteau bien affûté : celui du recrutement de salariés dans la restauration et l’hôtellerie. Mis à l’arrêt par la crise sanitaire, le secteur doit composer avec une fuite de la main-d’œuvre.

Sept entreprises du territoire ont bénéficié d’une opération pilote. Elle a abouti à la rédaction d’un guide qui sert au niveau national

L’équipe de l’Umih Béarn Soule, avec à droite son président Lionel Imirizaldu.

L’équipe de l’Umih Béarn Soule, avec à droite son président Lionel Imirizaldu.

Le Deodic David/Sud Ouest / SUD OUEST

Les revalorisations des grilles de salaire décidées par la profession – 16 % de hausse en moyenne – n’ont pas enrayé le mouvement. « J’ai l’exemple avec un salarié, rapporte la présidente de la branche restauration Pascale Maré. Il ne veut plus travailler le dimanche ou moins de deux semaines par mois, tout comme certaines fêtes ».

« Sept entreprises du territoire ont bénéficié d’une opération pilote, rappelle Lionel Imirizaldu. Elle a abouti à la rédaction d’un guide qui sert au niveau national ».

Une deuxième opération va être activée en Béarn et Soule. Six entreprises qui vont être accompagnées sur la mise en place concrète, grâce à une enveloppe de 54 000 euros débloquée par l’État.

L’Umih fait partie d’un comité de pilotage intégrant notamment les centres de formation des apprentis (CFA). Mais certains sont également à la peine sur le recrutement. L’Umih va aller à la rencontre des jeunes, directement dans les collèges et lycées. Les Missions locales sont également ciblées. « Sur Pau, la Mission locale représente 1 200 jeunes, souligne Lionel Imirizaldu. Mais on se pose la question, quant à savoir où ils sont. Nous voulons leur transmettre notre passion. »

Ils sont tous allés en ville et n’ont trouvé que des commerces fermés ou des franchisés. C’est déplorable pour l’image de la ville 

Animer le centre-ville palois

Une autre priorité identifiée par l’Umih concerne l’attractivité de Pau. Si la structure se félicite de la mise en place d’une signalétique patrimoniale, « il y a un déficit d’animation en centre-ville, notamment en début de semaine, estime Lionel Imirizaldu. Nous avons proposé que des musiciens dits « amateurs » puissent jouer dans les rues à partir de 17 heures. Quitte à ce que des professionnels prennent le relais à partir de 20 heures. » Ou un petit air de Galway en terres béarnaises.

L’Umih souhaite également disposer d’informations sur les afflux de clients potentiels. « L’automne dernier, 800 personnes en séminaire se sont retrouvées à Pau, raconte Baptiste Chedal-Bornu, président de la branche hôtellerie. Ils sont tous allés en ville et n’ont trouvé que des commerces fermés ou des franchisés. C’est déplorable pour l’image de la ville ».

Autre proposition, l’Umih défend la mise en place d’événements permettant à Pau d’être bien identifiée en termes d’image : « Pau 1900 » pour son volet historique ou « Pau, ville de sport et de congrès ».