Béarn : Chemstart’up a fêté dix ans d’innovations

Pierre Nerguararian est président du Groupement d’intérêt public (GIP) Chemparc, en charge de…

Pierre Nerguararian est président du Groupement d’intérêt public (GIP) Chemparc, en charge de la revitalisation économique du bassin industriel de Lacq suite à l’arrêt de l’exploitation du gisement de gaz par Total en 2013. Le responsable a remercié notamment le président de la Région, Alain Rousset, assis au premier rang.

« Après des débuts très difficiles, nous en sommes aujourd’hui à la troisième extension de la plateforme », s’est-il félicité, saluant « dix ans de travail acharné ». Après un investissement de départ de 5 millions d’euros, Chemstart’up, soutenue par TotalÉnergie et hébergée par la Communauté de communes de Lacq-Orthez (CCLO), a bénéficié de 10 millions supplémentaires, abondés par un ensemble de partenaires institutionnels, financiers et d’entreprises.

Les structures hébergées au sein de la plateforme bénéficient de conditions qui visent à favoriser leur développement.

Les structures hébergées au sein de la plateforme bénéficient de conditions qui visent à favoriser leur développement.

Chemparc

Chimie verte

Elle accueille depuis 2011 de jeunes sociétés spécialisées entre autres dans la chimie verte, les matériaux composites et les nanomatériaux. Qui y bénéficient d’un environnement et de conditions visant à favoriser leur éclosion, jusqu’à la phase de pré-industrialisation.

« Ce passage à l’application industrielle reste hyper confidentiel, car le chercheur qui a mis au point son process ou sa nouvelle molécule est très soucieux de la partager avec d’autres, a commenté le directeur général de Chemparc, Patrice Bernos. C’est une aventure humaine ! Faire sortir ces projets et leur donner un noyau pour qu’ils puissent se développer était quelque chose de vraiment délicat. »

L » amphithéâtre de l’Agora, à Lacq, était archi-plein pour le dixième anniversaire de Chemstart’up célébré le 9 mars.

L » amphithéâtre de l’Agora, à Lacq, était archi-plein pour le dixième anniversaire de Chemstart’up célébré le 9 mars.

Luce Gardères

L’exemple M2i

Mais un pari gagnant en matière d’innovation, avec par exemple la société M2i, aujourd’hui leader sur les produits biologiques de lutte contre les insectes. Avec 80 % de son chiffre d’affaires à l’étranger et une présence dans plus de 70 pays, la jeune pousse a bien grandi. Forte de ses sept produits homologués en France en trois ans, M2i développe une alternative aux néonicotinoïdes utilisés dans la culture des betteraves sucrières, nocifs pour les abeilles.

La société, installée depuis 2015 sur la plateforme, a lancé la première unité mondiale capable d’encapsuler à grande échelle des phéromones, alternative aux pesticides pour les agriculteurs et jardiniers.

Parmi les autres locataires de Chemstart’up, Canoe mène de nombreux programmes de recherche collaboratifs dans le secteur de la transition énergétique, sur des matériaux innovants pour l’éolien, le photovoltaïque, etc.

L’extension à venir de la plateforme laisse entrevoir de nombreux autres projets innovants, qui participent à revitaliser l’économie du bassin de Lacq.