Autisme dans les Landes : professionnels et familles réunis pour aller au-delà du constat

Ainsi, ce mercredi 6 avril, 150 professionnels des secteurs social et médico-social, parents, personnes porteuses de TSA et membres d’associations se sont retrouvés à la salle Lamarque-Cando, à Mont-de-Marsan, à l’invitation du Conseil départemental des Landes.

Cent cinquante personnes se sont retrouvées ce mercredi 6 avril à la salle Lamarque-Cando, à Mont-de-Marsan.

Cent cinquante personnes se sont retrouvées ce mercredi 6 avril à la salle Lamarque-Cando, à Mont-de-Marsan.

Philippe Salvat

Cette initiative a été particulièrement appréciée. « Nous travaillons déjà ensemble, mais on se voit peu », fait remarquer Lauriane Castes, coordinatrice du PCPE (pôle de compétences et de prestations externalisées) des Landes. Tandis que Marie-Hélène, la maman de Pierre, 24 ans, indique : « Cette rencontre montre la volonté d’inclure les familles. » Mais, ajoute-t-elle : « Elle a également été l’occasion de porter à la connaissance des pouvoirs publics qu’il faut aller plus loin en matière de prise en charge de la personne autiste. »

Zones blanches

Car si, du côté des infrastructures, « il y a eu une belle évolution ces dernières années, il y a toujours dans ce département, très vaste, des zones blanches », souligne Soazig Ménager, chef de service en charge des TSA à l’Adapei, association gestionnaire de structures médico-sociales, des Landes. D’autant, rappelle Lauriane Castes, que « s’il y a un seul nom, TSA, il y a autant de particularités que de personnes ».

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Pour les deux professionnelles, deux tranches d’âge sont particulièrement en difficulté en matière de prise en charge : les 0-3 ans et les plus de 25 ans. Ainsi, au service d’accompagnement TSA de l’Adapei, à Mont-de-Marsan, 24 adultes sont sur liste d’attente, sans perspective de se voir intégré à moyen terme. D’ailleurs, Pierre est venu avec un objectif bien précis : « On attend des réponses concrètes avec des plans d’action. »

Coordonner

Quant aux très jeunes, Lauriane Castes et Soazig Ménager rappellent l’importance du diagnostic précoce, qui permet un meilleur accompagnement de l’enfant d’abord, puis de l’adulte. Aujourd’hui encore, certaines personnes apprennent à 40 ans qu’elles sont autistes, au détour d’un épisode difficile.

Autre requête : décloisonner les différents organismes de prise en charge. « Il faudrait un service d’accompagnement qui suive une personne dès son plus jeune âge et tout au long de sa vie », insiste Valérie Benard, directrice adjointe du foyer d’accueil médicalisé Les Cigalons, à Lit-et-Mixe. « Cela favoriserait la vie des familles », note Lauriane Castes. Marie-Hélène ajoute : « Coordonner le parcours d’une personne autiste, c’est aussi lui permettre d’être actrice de sa vie. »