Arcachon expérimente le centre-ville piéton dès samedi

Voilà la principale explication de cette expérimentation qui débute ce samedi 18 juin et va se prolonger jusqu’au 18 septembre, soit trois mois d’interdiction des voitures dans le centre-ville. Arcachon rejoint ainsi d’autres villes du littoral qui ont pris des mesures semblables. La zone concernée est d’ailleurs plutôt celle de l’hyper centre commerçant, en particulier les cours de Thury, Lamarque de Plaisance et surtout une partie importante du boulevard de la Plage du casino jusqu’à la jetée Thiers, d’habitude très fréquenté par les véhicules à moteur (voir le plan ci-dessous).

Le plan de la zone piétonne.

Le plan de la zone piétonne.

Reproduction « Sud Ouest »

L’organisation

Un centre-ville piéton, mais pas tout le temps quand même. Le secteur est bien prohibé aux voitures tous les jours, mais seulement de midi à 6 heures du matin. Autrement dit, toute la matinée jusqu’à midi, on peut encore circuler dans le centre d’Arcachon. Le reste du temps, cette fermeture est assurée par des barrières et des agents qui contrôleront les conducteurs qui souhaitent passer. Certains auront en effet ce droit. Il s’agit d’abord de ceux qui vivent dans le secteur concerné et disposent d’un parking. Ils bénéficieront d’un macaron pour passer. Mais aussi les ambulances, les taxis, les transports en commun, les personnes handicapées et celles qui ont un rendez-vous médical. Pour ces dernières, le médecin leur fournira un QR Code à présenter aux barrières.

C’est donc pour les habitants de la nouvelle zone piétonne qui ne disposent pas de parking qu’il y aura réellement une contrainte. Ils ne pourront garer leurs véhicules dans la rue près de chez eux qu’avant midi. C’est aussi le cas des clients du centre commercial Leclerc du boulevard de la Plage qui utilisaient le parking. L’annonce de cette mesure avait d’ailleurs suscité l’inquiétude de riverains qui avaient manifesté devant la mairie récemment. « Il y a une adaptation logique, comme pour tout changement. Mais moins de voitures, c’est moins de pollution, de bruit, des rues plus agréables et une plus forte attractivité commerciale. De grandes enseignes souhaitent s’installer à Arcachon en zone piétonne », souligne Claire Marescot. Elle note également que les commerçants des rues qui expérimentent déjà la piétonnisation, comme la rue Gambetta, n’ont « aucune envie de revenir en arrière ».

« Nous ferons un bilan »

« Là où nous l’avons déjà fait cela marche, c’est la raison pour laquelle nous étendons l’expérience. Et nous ferons un bilan pour savoir quelle suite nous lui donnerons », ajoute-t-elle. La question sera aussi de savoir comment les très nombreux visiteurs vivront ce changement. Probablement pas si mal puisqu’il est de toute façon très difficile de trouver une place en plein centre l’été, que les parkings souterrains du centre restent accessibles, que la balade à pied sera plus agréable dans le centre et qu’il existe des solutions en se garant plus loin. D’abord, en utilisant le parking relais à l’entrée de la ville près des lycées. Il coûte 3 euros la journée et comprend une navette qui passe toutes les 15 minutes. Le centre n’est d’ailleurs pas si loin en marchant. Il y a aussi une navette de la Cobas qui relie le petit port à la jetée Thiers.