Agriculture : un train de céréales arrêté par des manifestants en Bretagne

« Le système d’élevage hors-sol va droit dans le mur, nous devons mettre l’agro-industrie à terre », ont affirmé les manifestants, réunis à l’appel du Collectif « Bretagne contre les fermes usines ».

« Dépassement des limites »

« En déversant ces céréales destinées à l’alimentation d’une partie du cheptel breton, nous symbolisons le lien au sol à recréer dans notre agriculture, le lien à la terre bretonne, cette même terre qui ne peut pas supporter les incidences de l’élevage d’un si grand nombre d’animaux », ont expliqué les activistes.

« La terre ne peut plus se régénérer ; c’est le dépassement de ses limites qui oblige les importations massives de protéines (dont les tourteaux de soja d’Amérique du sud, ndlr) et les exportations d’azote et de phosphore vers des terres moins saturées », ont-ils écrit, en référence au transport, notamment vers d’autres régions de France, de fumier provenant d’élevages bretons, utilisé comme engrais.

« Nous continuerons d’agir. Ce sont les vies d’agriculteurs et d’agricultrices qui sont en jeu […] Le dernier rapporte du GIEC indique clairement un manque de volonté politique » de faire évoluer la situation, ont-ils estimé.

Les militants ont édifié un petit mur sur les voies sur lequel ils ont accroché une banderole « Bretagne contre les fermes usines »

Les militants ont édifié un petit mur sur les voies sur lequel ils ont accroché une banderole « Bretagne contre les fermes usines »

JEAN-FRANCOIS MONIER/AFP

« Système destructeur »

Le Collectif prône « une agriculture paysanne, vivante, agroécologique, territorialisée, créatrice d’emplois et rémunératrice ».

« Nous nous battrons pour que disparaisse un système destructeur, nous nous battrons pour qu’éclose une véritable agriculture nourricière, joyeuse et vivante », affirme encore le Collectif.

Pour ces militants, ce système est « destructeur ».

Pour ces militants, ce système est « destructeur ».

JEAN-FRANCOIS MONIER/AFP