Agriculture : l’asperge des sables des Landes se verrait bien Label rouge

« Valoriser les produits et les productions de qualité, cela fait partie de notre ADN », pointe Marie-Hélène Cazaubon. La présidente de la Chambre d’agriculture des Landes est la première à avoir évoqué publiquement cette volonté d’obtenir ce Label rouge pour l’asperge des sables, lors de la fête qui lui a été consacrée à Pontonx-sur-l’Adour, ce dimanche 1er mai 2022.

La présidente de la Chambre d’agriculture des Landes, Marie-Hélène Cazaubon, est enthousiaste à l’idée que l’asperge des sables obtienne le Label rouge.

La présidente de la Chambre d’agriculture des Landes, Marie-Hélène Cazaubon, est enthousiaste à l’idée que l’asperge des sables obtienne le Label rouge.

Archives Pascal Bats / « Sud Ouest »

L’idée daterait pourtant d’il y a six ans, déjà, à l’initiative des producteurs d’asperges des sables des Landes. Protégé depuis 2005 par une Indication géographique protégée (IGP), leur produit se trouverait encore mieux identifié auprès des consommateurs, une fois le Label rouge acquis. « Retardé par le Covid, le dossier est vraiment en cours, assure Marie-Hélène Cazaubon. On espère maintenant le voir aboutir d’ici 2024. »

Un dossier à déposer

« On reste bouche cousue sur ce dossier. Il nous reste des points internes à régler. On vous avertira quand cela sera fait », coupe David Ducourneau. Cette précaution du président de l’Association des producteurs d’asperges des sables des Landes peut s’expliquer par le fait que le dossier n’est pas abouti. Il n’a même pas été déposé officiellement auprès de l’Inao, l’Institut national de l’origine et de la qualité chargé de décerner le Label rouge. Dans les deux mois après sa réception, la demande landaise restera encore sous la menace d’une procédure nationale d’opposition.

David Ducourneau est le président de l’Association des producteurs d’asperges des Landes, à l’origine de cette volonté d’avoir un Label rouge pour leurs productions.

David Ducourneau est le président de l’Association des producteurs d’asperges des Landes, à l’origine de cette volonté d’avoir un Label rouge pour leurs productions.

Archives Pascal Bats / « Sud Ouest »

« Nous sommes dans l’échange permanent, avec de nouvelles réponses à fournir à l’Inao avant de pouvoir prétendre présenter le dossier en commission », précise Émilie Lafferrere, chargée d’étude qualité à la Chambre d’agriculture des Landes. Ce dialogue doit lui permettre d’aboutir à la rédaction du cahier des charges définissant une asperge de qualité supérieure.

Qualité supérieure

« Les caractéristiques sensorielles » – autrement dit l’aspect, l’odeur et le goût de l’asperge – ont été définies. Mais les critères, multiples, portent aussi sur les conditions de production, l’image du produit au regard de ses conditions de production et les éléments de présentation ou de service.

« La référence géographique est impossible », relève Émilie Lafferrere. Elle ne dit mot lorsqu’on lui demande si la composition du sol pourrait être prise en compte afin d’écarter la concurrence d’autres régions productrices d’asperges.