Agglo de La Rochelle : le Clos de Villeneuve fait son miel de l’agriculture urbaine

Le Bourguignon, tombé amoureux de La Rochelle à l’occasion d’un stage en apiculture à Saint-Jean-d’Angély, a lancé un financement participatif sur ulule.com, obtenu 1 hectare de terrain de la mairie de Périgny et trouvé les partenaires locaux pour concevoir et construire un bâtiment en bois soucieux de l’environnement, doté de bureaux, d’un atelier de travail des produits de la ruche, d’une couveuse de reines, d’un espace de mise en pot… Avec un rucher pédagogique en prime, en extérieur.

“L’idée, c’était d’installer mes ruches au plus près pour un moindre impact carbone”

L’apiculteur, qui a fait construire une miellerie bioclimatique, se spécialise dans les miels locaux et prévoit d’élargir sa gamme au pollen, à la propolis et à la gelée royale.

L’apiculteur, qui a fait construire une miellerie bioclimatique, se spécialise dans les miels locaux et prévoit d’élargir sa gamme au pollen, à la propolis et à la gelée royale.

A. B.

La petite entreprise Mielapi, labellisée Agriculture responsable de l’environnement en Aquitaine, élève et vend des essaims, installe des ruches en entreprise (Port Atlantique, transports Sarrion, etc.) dans le cadre de programmes de RSE (Responsabilité sociale des entreprises) et produit un miel de La Rochelle médaillé de bronze au Concours régional des saveurs 2019.

« L’idée, c’était d’installer mes ruches au plus près pour un moindre impact carbone. Alors je les mets en ville, d’autant qu’on n’y utilise plus de produits phytosanitaires néfastes aux abeilles. » Le parc Charruyer, dans le secteur de la Genette et du Mail, revêt un intérêt particulier. « On y trouve du troène, du cornouiller sanguin, de la vigne vierge, de la lavande… Des plantes du pays, mais également celles ramenées de pays lointains par les marins. » Ce qui donne une typicité rochelaise à ce miel « toutes fleurs » de printemps, puis d’été, commercialisé sur le marché de rue de La Rochelle (mercredi et samedi) ainsi qu’au point de vente direct du Clos de Villeneuve, aux côtés des légumes de Fanny Leton, 30 ans, maraîchère depuis deux ans sous l’intitulé Les Terres de Maïa.

Fanny Leton a lancé Les Terres de Maïa, une activité maraîchère qui commence à monter en puissance.

Fanny Leton a lancé Les Terres de Maïa, une activité maraîchère qui commence à monter en puissance.

A. B.

Sur les neuf hectares de terrain dont trois appartiennent à la mairie de Périgny, les cinq situés autour de l’ancienne ferme sont loués à un céréalier à la retraite. Il a donc fallu attendre un peu avant d’avoir la certification AB ainsi qu’un bon raccordement à l’eau pour l’irrigation. Mais la production monte en puissance, désormais. Épinards, blettes, fèves, aillet et poireaux (bientôt fraises, salades, petits pois) sont ainsi vendus sur place le samedi matin ainsi qu’au marché de plein air du vendredi après-midi, à Périgny.

Manon Lavarenne a trouvé un point de chute pour ses animaux. Elle propose au public de les rencontrer les 14 et 15 mai.

Manon Lavarenne a trouvé un point de chute pour ses animaux. Elle propose au public de les rencontrer les 14 et 15 mai.

A. B.

Médiation animale

Une économie circulaire s’est aussi mise en place avec la ferme pédagogique de Manon Lavarenne. La comportementaliste animale de 35 ans a trouvé, au Clos de Villeneuve, un point de chute pour sa « ménagerie » d’ânes, cochons, poules, chevaux et autres canards. Des animaux souvent blessés par la vie ou réformés, voués à aller au contact des écoliers ou des personnes âgées en maison de retraite à des fins éducatives, de médiation animale et de bien-être.

Les 48 Heures de l’agriculture urbaine donnent l’occasion, cette fois, d’aller à leur rencontre. Fanny Leton et Manon Lavarenne ont décidé d’accueillir le public pour présenter leur activité tout le week-end, sans rendez-vous.