Aéronautique : 150 CDI à pourvoir chez Safran Helicopter Engines d’ici la fin 2022

Depuis septembre 2021, l’industriel a enclenché un plan de recrutement massif. 800 embauches au total, dont 300 CDI, « 150 ont déjà été pourvus », précise le directeur des ressources humaines, Frédéric Henrion. 200 intérimaires sont…

Depuis septembre 2021, l’industriel a enclenché un plan de recrutement massif. 800 embauches au total, dont 300 CDI, « 150 ont déjà été pourvus », précise le directeur des ressources humaines, Frédéric Henrion. 200 intérimaires sont intégrés chaque année, « il y a encore 50 postes ouverts », et l’entreprise recherche également 150 alternants et 150 stagiaires. Un plan qui doit s’achever d’ici la fin de l’année 2022.

« 80 % des CDI seront sur le site de Bordes, et le reste est réparti sur nos autres sites comme à Tarnos ou Toulouse », explique le DRH.

Rapide reprise du marché

Une vraie bouffée d’air frais pour l’entreprise. Il faut dire que l’année 2020 n’a pas été clémente, avec moins 20 % de commandes, et seulement 600 moteurs produits sur l’année 2021. Un chiffre historiquement bas pour l’industriel.

« On pensait que la crise allait s’éterniser quatre ou cinq ans, mais ce n’est pas le cas, affirme le DRH. Le marché de l’hélicoptère léger a repris très vite, plus particulièrement les engins types Bell 505 et Airbus H125. » La commande des 400 moteurs Arrano qui vont équiper les 169 hélicoptères H160M « Guépard », est aussi génératrice d’emplois. Le plan de production pour 2022 remonte la production à 700 moteurs (+ 15 %). La partie maintenance et réparation devrait aussi augmenter de 10 %, dès le deuxième semestre, « d’où la nécessité de recruter rapidement ».

Une concurrence rude

Des métiers manuels sont recherchés, comme tourneur ou fraiseur, mais aussi des postes d’ingénieurs matériaux, digital, sécurité informatique. Il ne reste que la moitié des 300 CDI à trouver, mais d’après Frédéric Henrion, « elle est la plus difficile à aller chercher ».

La concurrence est rude, et les profils recherchés sont convoités, dans le milieu, mais aussi dans d’autres domaines comme l’automobile. « La règle du moment, c’est d’aller vite », avance le DRH qui admet que le projet de recrutement n’a pas de limite financière. « On dépensera ce qu’il faut, on investit dans les talents. »

Angélique Sauvageon, 43 ans, était coiffeuse. Désormais rectifieuse chez Safran, elle a doublé son salaire.

Angélique Sauvageon, 43 ans, était coiffeuse. Désormais rectifieuse chez Safran, elle a doublé son salaire.

Édouard Ampuy

À l’embauche, les salaires moyens bruts sont de 2 300 euros pour un ouvrier bac pro, 2 690 euros pour un BTS et autour de 2 800 euros pour un cadre débutant.

Pour les attirer, Safran Helicopter Engines s’adapte aux envies et besoins des candidats. L’entreprise met en avant des sujets comme la décarbonation des engins et du site, le télétravail à hauteur d’un jour par semaine, un bon niveau de salaire et une qualité de vie dans une ville comme Pau. À l’embauche, les salaires moyens bruts sont de 2 300 euros pour un ouvrier bac pro, 2 690 euros pour un BTS et autour de 2 800 euros pour un cadre débutant.

Autant d’arguments qui ont séduit Thibault Monge-Cadet, un ingénieur méthode de 27 ans originaire de Serres-Morlaàs, qui a intégré l’usine de Bordes en décembre dernier. Après quatre ans dans la région parisienne, toujours chez Safran, son attache à la région et à l’entreprise l’a poussé à descendre dans le Sud-Ouest. « La culture de l’entreprise est bonne, ça donne envie de rester, puis il y a le 5e régiment d’hélicoptères de combat ici, on peut voir les hélicoptères voler. »