À Bordeaux, « Touche pas à mon marché ! », le cri d’alarme des commerçants de Saint-Michel

Une pétition en cours

En fin de semaine dernière, ils ont créé le « Collectif pour le maintien du marché » et publié une affiche barrée d’un slogan : « Touche pas à mon marché ! » C’est leur cri d’alarme. « Début mars, il y a eu un article dans ‘‘Sud Ouest’’ indiquant que les marchés alimentaires seraient déplacés à Salinières, les autres restant place Saint-Michel. Mais une semaine plus tard, nous avons eu la visite de l’adjointe au maire chargée du commerce, Sandrine Jacotot, qui nous convoque pour une réunion sur le déplacement des marchés à Salinières ! «, explique un commerçant. Lequel a rejoint le collectif, qui vient de lancer une pétition (sur le site leslignesbougent.org) « pour le maintien de la brocante et des puces sur la place Saint-Michel ».

L’affiche du collectif pour le maintien du marché, qui s’est formé la semaine dernière.

L’affiche du collectif pour le maintien du marché, qui s’est formé la semaine dernière.

« À quoi joue la mairie ? »

De fait, le marché alimentaire du samedi est déjà déplacé sur l’esplanade des Salinières, comme entre 2013 et 2015. Mais ceux des autres jours n’ont aucune envie de suivre. Si la rénovation de la flèche entraîne un tel tintouin, c’est à cause de son échafaudage : il doit reposer sur des micropieux et son seul montage devrait durer entre six et huit mois. Avec une emprise sur la place qui phagocyte presque tout l’espace occupé par les marchés de plein air. Selon l’ex-adjoint de Juppé Fabien Robert, aujourd’hui dans l’opposition, il est possible de faire revenir les commerçants une fois que l’échafaudage est installé. Et ce pour toute la durée du chantier, « soit 6 à 8 ans, explique-t-il, car cet échafaudage ne sert que pour la rénovation de la pointe de la flèche, il faudra ensuite faire le reste du bâtiment ».

« À quoi joue la mairie ? », demande ce lundi le groupe politique de Fabien Robert (Bordeaux ensemble), dans un communiqué qui apporte son soutien aux commerçants de « Touche pas à mon marché ! » Selon lui, la mairie « maintient le flou » sur ses intentions, concernant les marchés de plein air.

Rien n’est « ficelé d’avance »