À Bordeaux, entre 1 500 et 2 000 manifestants contre la baisse du pouvoir d’achat

Il raconte la « colère » qui l’anime, dénonçant une redistribution très inégalitaire des bénéfices et des salaires pas à la hauteur. En France comme dans l’entreprise pour laquelle il bosse, une multinationale de 80 000 salariés avec, selon ses dires, de sacrés bénéfices pour les actionnaires (en 2021, les profits cumulés des entreprises du CAC 40 devraient excéder 137 milliards d’euros, du jamais-vu). Sur sa pancarte, il est inscrit : « 350 euros net/mois d’augmentations pour tous ». L’espoir meurt en dernier…

Le cortège est parti de la place de la République pour ensuite se diriger place de la Bourse. Sous la pluie, des prises de parole ont été effectuées par les différents syndicats.

Le cortège est parti de la place de la République pour ensuite se diriger place de la Bourse. Sous la pluie, des prises de parole ont été effectuées par les différents syndicats.

Fabien Cottereau/SUD OUEST

Vie, trop chère

Dans le cortège, on trouve des jeunes, des anciens, des syndiqués ou non, tous pointant du doigt le coût de la vie qui bondit. En mars, l’inflation pourrait ainsi dépasser les 4 % sur le territoire national. Sans parler de la flambée des prix des énergies. « On nous conseille de baisser notre chauffage d’un degré. Ridicule et infantilisant », s’exclame Marie, 40 ans.

« Il faut mettre la main dans le cambouis en allant voter et manifester »

« Les travailleurs n’ont pas à porter les conséquences de la crise sanitaire et de la guerre en Ukraine », affirme Stéphane Obé, secrétaire général UD CGT Gironde, en tête de cortège. Au fond, autant que les retraités et les étudiants. Agathe, une septuagénaire, « fait attention à ses dépenses » après une carrière dans l’Éducation nationale.

Nicolas, 22 ans, étudie l’histoire en 4e année à l’Université Bordeaux-Montaigne. Ce fils d’ouvrier vit dans une chambre du Crous. Et doit bosser entre mai et début septembre. « Si je ne trouve pas de taf, je ne pourrai pas aller en 5e année. » Le militant FSU poursuit : « Je fais attention, ne fais pas de folie. Mes distractions : de petits voyages (dans la région) dans le cadre de mon mémoire. »