24 Heures du Mans : le rêve éveillé du Périgourdin Claude Degrémont

« La nuit a été agréable. Il y a de la fatigue avec ce rythme… C’est une sacrée épreuve ! Et c’est épuisant…

« La nuit a été agréable. Il y a de la fatigue avec ce rythme… C’est une sacrée épreuve ! Et c’est épuisant. » Mais pour cette toute première participation à l’épreuve mancelle, en LMP2 (1), c’est « la joie » qui domine nettement. « Tout le monde a découvert les 24 Heures », le patron comme ses pilotes, ses techniciens, bref toute l’équipe composée de 33 personnes.

« Les trois pilotes étaient comme des enfants. C’était assez chouette à voir »

« Parmi nos trois pilotes, nous avons un pro, Steven Palette. Michael Jensen et Christophe Cresp sont de vrais amateurs. Et tous les trois étaient comme des enfants. C’était assez chouette à voir. »

L’écurie a pu compter sur une trentaine de personnes au Mans.

L’écurie a pu compter sur une trentaine de personnes au Mans.

Laurent Gayral

Le Mans, c’est un choc. « Il y a tellement de choses différentes de ce que l’on connaît d’habitude », souffle Degrémont, qui voit ses voitures courir aussi en GT, en LMP3… « Tout est puissance 10 ! » Dès les premiers essais de la Ligier LMP2, « ça a monté. le public commençait à arriver et ça devenait assez phénoménal. »

Une ambiance incroyable

Qualifiée fin février, l’écurie périgourdine, basée à Boulazac-Isle-Manoire, a eu 100 jours pile pour se préparer. « Heureusement, Jean-Noël le Gall, notre team manager, avait déjà fait Le Mans à deux reprises avec d’autres écuries. C’est un boulot considérable. »

Mais tout s’est bien passé. Claude Degrémont n’avait qu’une seule angoisse : le rythme. La Ligier n’était pas la plus rapide. « Les pilotes avaient un peu la tête dans les rétroviseurs, mais ils s’en sont bien sortis. »

Côté mécanique, le Périgourdin n’a qu’un seul incident à rapporter : « Une pièce nous a lâchés sur l’avant gauche. Il a fallu changer le triangle, le porte-moyeu, etc. On a perdu une demi-heure, quarante minutes. »

Claude Degrémont sur le circuit sarthois, ce week-end.

Claude Degrémont sur le circuit sarthois, ce week-end.

Laurent Gayral

Au final, la voiture décorée par l’entreprise boulazacoise Creativ Cover – « tout le monde nous a dit qu’elle était la plus jolie » – a fini sa course au 25e rang dans la catégorie des LMP2, à la 49e place au général. Soit à 47 tours du vainqueur toutes catégories, la Toyota GR010 de Buemi, Hartley et Hirakawa, et à 36 tours du vainqueur en LMP2, l’Oreca07 de Jota, Gonzales et Stevens.

« Une fois la ligne franchie, c’est l’explosion de joie. le public envahit le circuit, c’est hallucinant. Le Mans, on l’imagine ; mais y être, c’est autre chose. C’est difficile à décrire… »

À noter que CD Sport était aussi aligné en « lever de rideau » du Mans pour la course Road To Le Mans, avec des LMP3. L’équipage, composé de Fabien Michal et Grégory Guilvert, a pris la 6e place.

Maintenant, la voiture va rentrer en Dordogne, en milieu de semaine. « Et si on peut retourner au Mans, on essaiera, promet Degrémont. Quand on y a goûté… » En attendant, il faut prendre la direction d’Albi (Tarn), samedi 25 et dimanche 26 juin, pour le championnat de France GT. Avant d’aller à Monza (Italie), pour les European Le Mans Series.